Stéphane Devaux : un capitaine de navire

Stéphane Devaux n’est plus. Le co-rédacteur en chef d’Arcinfo et ancien rédacteur en chef du ...
Stéphane Devaux : un capitaine de navire

Stéphane Devaux n’est plus. Le co-rédacteur en chef d’Arcinfo et ancien rédacteur en chef du Journal du Jura est décédé vendredi d’un arrêt cardiaque. Adrien Juvet lui rend hommage

Stéphane Devaux s'est éteint à l'âge de 60 ans. Stéphane Devaux s'est éteint à l'âge de 60 ans.

Stéphane Devaux nous a quittés. Le co-rédacteur en chef d'Arcinfo et ancien rédacteur en chef du Journal du Jura est décédé vendredi à la suite d'un arrêt cardiaque, selon un faire-part publié ce lundi par la famille. Le Neuchâtelois avait 60 ans. Co-rédacteur en chef des radios du groupe BNJ, Adrien Juvet lui rend hommage.


Stéphane Devaux, c’était d’abord une plume. Journaliste de haut vol depuis plus de 30 ans, responsable de rubrique puis rédacteur en chef au Journal du Jura, enfin co-rédacteur en chef d’Arcinfo, Stéphane Devaux avait touché à tous les domaines, d’abord en sport, puis en région, et à tous les échelons.

Non seulement il savait écrire et décrire comme personne, mais surtout il parvenait à prendre le pouls de cette région qui est la sienne et à en décrypter les enjeux qu’il partageait avec ses lecteurs. 

Un seul exemple : le 15 mai 2002, au moment où s’ouvre Expo.02, Stéphane Devaux, lui, a déjà tout compris. Dans L’Express de l’époque, il signe l’un de ses éditoriaux dont lui seul avait le secret, et écrit : 

« Posée dans son superbe écrin des Trois-Lacs, à cheval sur les cultures, l’Expo est prête à endosser le rôle du culot, de l’impertinence et de l’humour. » 

Stéphane Devaux, c’était également une voix. Un timbre, rassurant et surtout encourageant pour le stagiaire que j’étais. En 2008, au moment où éclate une crise majeure au sein de L’Express/L’Impartial, Stéphane Devaux monte aux barricades et sensibilise les citoyens à l’importance de médias régionaux de qualité. Il se fait alors le porte-voix de sa rédaction en grève. 

Et même dans les moments les plus difficiles, Stéphane Devaux gardait trois qualités qui reviennent inlassablement lorsque l’on interroge ses confrères : sérénité, assurance et modestie. 

Mais Stéphane Devaux était encore plus que cela. Pour les journalistes, il était peut-être surtout un capitaine de navire. Un capitaine qui savait que le bateau ne pouvait avancer qu’avec l’aide de l’entier de l’équipage. Aujourd’hui, cet équipage, les journalistes de notre région comprennent qu’ils ont perdu l’un des meilleurs d’entre eux. /aju

 


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus