Le dossier de la berge de St-Joux à La Neuveville sort enfin de l'auberge. Le Conseil général neuvevillois a accepté mercredi à une très large majorité un crédit d'engagement de 574'650 francs en vue de l'assainissement du site. Les grèves de près de 200 mètres sont fermées depuis 2003 et un éboulement important. L'instabilité du site connaît toutefois une histoire bien plus longue. Selon une présentation faite devant le législatif qui siégait au Landeron, le problème remonte aux années 70 et la fin des travaux de remblais permettant l'établissement du terrain de football.
La fin d'une longue saga
Les investigations ont permis de montrer que le terrain est instable jusqu'à une profondeur de 14,5 mètres. Il est inexorablement attiré par le lac telle une motte de beurre fondant en direction de l'île St-Pierre. Des mouvements maximaux de cinq centimètres horizontalement et de huit verticalement ont été enregistrés. De fait, la zone est fermée depuis 17 ans. La pollution du site a également rendu les investigations plus longues que prévues. Plusieurs projets calculés en millions ont jusqu'ici échoué. En 2017, la socialiste Denise Bloch avait tapé sur la table afin que le dossier devienne enfin une priorité. Aujourd’hui, elle boit du petit lait :
Des pieux stabilisateurs
Afin de remédier au problème, la solution acceptée consistera à enfoncer des pieux en bois à divers endroits de la berge. Là ou l’effondrement a été le plus important, une variante avec pieux en métal sera favorisée ainsi que la création d'une couronne en béton. Christian Ferrier, conseiller communal en charge du territoire explique quand la zone sera réouverte et en quoi consistent les travaux :
La surveillance des mouvements de l'ouvrage sera réalisée pour une période d'au minimum 10 ans. À noter encore que l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) subventionnera les travaux d’assainissement à hauteur de 40%. L’ouverture totale du site au public se fera en 2021.
Les déchets sous contrôle
Quant aux déchets de la décharge, les investigations ont montré que le seul polluant qui se trouve en quantité supérieure aux normes est l'ammonium. L'élément « ne représente pas de risque pour les êtres humains et la faune aquatique », indique le rapport remis au législatif. Toutefois, quelques travaux seront encore nécessaires en ce qui concerne ces déchets comme l'indique Christian Ferrier :
Pour la variante au sud du lac
Les élus de La Neuveville ont encore accueilli favorablement la motion déposée par Alain Guillaume, élu de Forum neuvevillois (FOR). Le texte demande aux autorités communales de s'engager en faveur d'un contournement du lac de Bienne par le sud. Pour le motionnaire, les jeux ne sont pas encore faits et la commune peut et doit se faire entendre :
Le Conseil général s'est également prononcé en faveur du système des bons de garde. Une dépense annuelle de 141'520 francs a été acceptée pour une période de cinq ans. La révision totale du règlement sur les indemnités des autorités communales et fonctions diverses a également trouvé un écho favorable. Seuls quelques arrangements techniques ont été demandés. La révision a été avalisée à l'unanimité.
Enfin, le législatif a accepté les comptes 2019 de la commune. Ils bouclent sur un excédent de recette de 31'691 francs. /jrg









