Séance chargée pour le Conseil de ville à St-Imier

Le législatif a validé ses comptes 2019 lors de sa séance jeudi soir. Les élus ont par ailleurs ...
Séance chargée pour le Conseil de ville à St-Imier

Le législatif a validé ses comptes 2019 lors de sa séance jeudi soir. Les élus ont par ailleurs fait un pas de plus vers l’ouverture du marché de l’électricité et adopté une résolution en faveur de la pédopsychiatrie

Les élus ont siégé dans la salle de spectacle, afin de respecter les distances de sécurité. Les élus ont siégé dans la salle de spectacle, afin de respecter les distances de sécurité.

Longue soirée pour les élus imériens. Le Conseil de ville de St-Imier s’est réuni jeudi soir pour sa deuxième séance de l’année. A l’ordre du jour : les comptes 2019, le marché de l’électricité et de nombreuses interpellations et petites questions.


Prudence malgré de bons comptes

Les comptes 2019 ont été accepté à l’unanimité par les élus imériens. L’exercice boucle sur un bénéfice de 683’298 francs au compte général, alors qu’un déficit de 550’030 francs était prévu au budget. Si ce résultat semble réjouissant, la prudence reste de mise pour l’avenir. Le maire de St-Imier, Patrick Tanner, a souligné en début de séance que le budget 2020 sera très probablement rouge foncé en raison des conséquences de la pandémie de coronavirus. De plus, les premiers effets de la réforme fiscale des entreprises se feront ressentir en 2021.


Ouverture du marché de l’électricité

St-Imier a fait un pas supplémentaire vers la libéralisation du marché de l’électricité. La majorité du Conseil de ville a approuvé la prise de participation de SACEN SA au capital-action d’INERA SA. Ce rapprochement doit permettre de faire des économies d’échelle, qui seront indispensables pour que les sociétés en mains publiques soient compétitives quand les clients pourront choisir librement leur fournisseur d’électricité. Pour St-Imier, il en coûtera 51’500 francs la première année et 21’900 les suivantes. Résultat du vote : 20 voix favorables et quatre abstentions.


Le législatif s’oppose à la centralisation de la pédopsychiatrie

St-Imier veut se battre pour conserver son unité de pédopsychiatrie. Le Conseil de ville a adopté une résolution de la fraction ARC jeudi soir par 17 voix contre une et six abstentions. Il a chargé l’exécutif d’intervenir dans les plus brefs délais pour que les Services psychiatriques universitaires revoient leur décision de centraliser leurs services à Bienne, et donc de supprimer les antennes de St-Imier et de Moutier. Le législatif a fait part de son inquiétude face à la détérioration des soins psychiatriques des enfants et des adolescents de la région. Il estime que les collaborations locales amènent de meilleurs résultats et permettent de créer un réseau dynamique, réactif et ajusté aux familles en difficulté. Bien que d’accord sur le fond, le PS n’a pas souhaité s’associer à la résolution. Selon le socialiste Michel Ruchonnet, le vrai problème auquel il faudrait s’attaquer est l’affaiblissement du Service psychologique pour enfants et adolescents, car la pédopsychiatrie ne représente qu’un faible pourcentage de travailleurs dans la région.


Fusion de l’Erguël : il faut aller de l’avant

Le Conseil municipal a répondu à une interpellation du parti socialiste concernant la fusion du Haut-Vallon. Le PS souhaite un moratoire sur le projet, par crainte que les effets de la crise économique liée au Covid-19 ne fassent capoter la fusion. Patrick Tanner a répondu qu’il remonterait cette demande au Copil. Il a toutefois expliqué que le projet est mûr et qu’il est temps d’aller de l’avant car ces incertitudes économiques ne seront pas levées avant 2023. Attendre cette échéance anéantirait de nombreuses années de travail et l’apparition de nouvelles incertitudes n’est pas exclue.


La ligne St-Imier – Tramelan pas menacée

L’exécutif imérien a par ailleurs rassuré le parti libéral radical qui avait fait part de ses inquiétudes quant à la ligne de bus qui relie St-Imier et Tramelan, suite à l’attribution du réseau jurassien à CarPostal. Les CJ ne peuvent pas décider unilatéralement de réduire l’offre, car cette prestation fait partie d’une concession attribuée par le canton. /mdu


 

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