54 parcelles à assainir à Reconvilier et Loveresse

Les investigations menées par le canton de Berne ont confirmé une pollution des sols due à ...
54 parcelles à assainir à Reconvilier et Loveresse

Les investigations menées par le canton de Berne ont confirmé une pollution des sols due à l’activité industrielle des anciennes « Usines Boillat ». 587 parcelles ont été analysées

Les pollutions du sol ont été causées par l'activité industrielle des anciennes « Usines Boillat ». Les pollutions du sol ont été causées par l'activité industrielle des anciennes « Usines Boillat ».

Ce sont finalement 54 parcelles qui devront faire l’objet d’un assainissement à Reconvilier et à Loveresse. Le canton de Berne a dévoilé lundi les résultats des investigations menées en 2019 par un bureau d’experts sur mandat de l’Office des eaux et des déchets. Une pollution des sols était suspectée en raison de l’activité industrielle des anciennes « Usines Boillat ». Elle a été causée par des poussières émises par les cheminées et diffusées par voie aérienne, qui se sont déposées à proximité. Les investigations ont porté sur une surface d’environ 110 hectares. 748 échantillons ont été prélevés sur les 587 parcelles concernées et ont été analysés par un laboratoire indépendant.


Différents niveaux de pollution

Les résultats des analyses montrent que 54 parcelles devront être assainies, en raison du dépassement des valeurs limites pour le cuivre, le zinc ou les deux. Concernant les parcelles agricoles, un concept est en cours d’élaboration pour définir les objectifs d’assainissement. Les terrains concernés seront inscrits au cadastre des sites pollués jusqu’à leur assainissement. Les premières mesures seront prises dès cet été sous la forme d’un essai pilote. Un plan global sera ensuite mis en place pour remplacer la terre polluée par de la terre saine.

Les propriétaires pourraient devoir prendre en charge 0% à 20% des coûts. Le Conseil-exécutif tranchera l’année prochaine. Le reste des frais, qui pourraient être compris entre 2'000'000 et 3'000'000 de francs selon les premières estimations, sera à charge du canton. Les subventions de la Confédération devraient par ailleurs s’élever à 40% des coûts de défaillance.


Des légumes à passer sous la loupe

424 parcelles dépassent par ailleurs les seuils d’investigation. Cela signifie que des mesures doivent être prises uniquement pour les jardins potagers – environ 200 – et qu’il n’y a aucun risque pour les enfants qui jouent dans les jardins. Des analyses seront réalisées l’année prochaine sur les légumes pour déterminer si des mesures sont nécessaires. Les responsables du projet se montrent rassurants. Selon l’Office des eaux et des déchets, la probabilité que des légumes dépassent les seuils problématiques est très faible.

Ces sols ne seront pas inscrits au cadastre des sites pollués. Une surveillance aura néanmoins lieu en cas de travaux de décapage ou d’excavation, afin que l’élimination des matériaux se fasse dans les règles. Les propriétaires qui souhaiteraient alors assainir leur jardin le ferait à leur frais.

Enfin, une centaine de parcelles dépasse des valeurs indicatives. Dans ces cas, aucune mesure ne sera prise. En cas de travaux de décapage, l’élimination des matériaux devra toutefois se faire dans les règles et sera à charge des propriétaires. /mdu


 

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