Les gens du voyage à nouveau présents à Reconvilier

Une quarantaine de caravanes se trouve sur l’aire d’autoroute de l’A16 à Reconvilier. Le secrétaire ...
Les gens du voyage à nouveau présents à Reconvilier

Une quarantaine de caravanes se trouve sur l’aire d’autoroute de l’A16 à Reconvilier. Le secrétaire de la Fondation « Assurer l’avenir des gens du voyage suisse » explique le phénomène

Le camp improvisé des gens du voyage mercredi sur l'aire de l'autoroute A16 à Reconvilier. Le camp improvisé des gens du voyage mercredi sur l'aire de l'autoroute A16 à Reconvilier.

Les gens du voyage se trouvent à nouveau en nombre sur l’aire de repos de l’A16 à Reconvilier. Mercredi, on y comptait une quarantaine de caravanes. Selon la police cantonale bernoise, leur présence est attestée depuis le 17 juillet avec plusieurs combinaisons de véhicules.


De retour après un premier passage en juin

C’est la deuxième fois cette année que la présence des gens du voyage se fait remarquer sur l’aire d’autoroute de l’A16 de Reconvilier. Un groupe de 60 caravanes expulsé du canton du Jura s’y était effectivement arrêté du 20 au 28 juin. Impossible de savoir s’il s’agit des mêmes personnes.

Sur place actuellement, on peut apercevoir des véhicules immatriculés en France, en Allemagne, et en Suisse dans le canton de Genève ou encore avec des plaques provisoires délivrées par Zürich. Par lettre recommandée, l’OFROU a demandé à la police cantonale bernoise l’expulsion des véhicules puisque ceux-ci ne respectent pas le temps maximal de stationnement arrêté à 15h. D’ailleurs, depuis 2016, l’OFROU a spécialement fait poser un panneau pour le stipuler.


Déplacer le problème sans le résoudre

Seulement, vouloir les faire partir ne ferait que déplacer les difficultés. Selon Simon Röthlisberger qui est le secrétaire général de la Fondation mandatée par la Confédération « Assurer l’avenir des gens du voyage suisses », les places manquent et c’est là le fond du problème. Pour y remédier, la Confédération est en train de définir des emplacements officiels en faveur des gens du voyage étrangers. En attendant, les nomades doivent faire du mieux avec des infrastructures inadaptées. Garantir l’hygiène d'un village de caravanes au milieu d'une aire d'autoroute n’est assurément pas chose aisée comme l’indique Simon Röthlisberger :

De lourds préjugés

Autre difficulté, les gens du voyage sont souvent mal perçus par la population. Jusqu’ici, la police cantonale bernoise ne note aucune procédure en lien avec leur présence. La Fondation « Assurer l’avenir des gens du voyage suisse » ne possède pas non plus de statistiques en ce qui concerne de potentielles actions délictueuses. Ce qui est attesté par contre, ce sont de forts préjugés négatifs à leur encontre. Simon Röthlisberger explique comment y remédier :

La filiale d’Estavayer de l’OFROU a indiqué à RJB qu’en attendant l’expulsion des gens du voyage, elle se trouve pieds et poings liés mais doit toutefois continuer à veiller à la propreté de l’aire d’autoroute. De sorte, elle demande une contribution de 10 francs par caravane et par jour. Une somme qui rentre, mais pas en totalité selon l’Office.


Là pour travailler

Simon Röthlisberger explique encore que les gens du voyage étrangers viennent en Suisse pour trouver de petits travaux à effectuer notamment dans le secteur du bâtiment, de la peinture ou du jardinage. Des déplacements qui interpellent vu la situation liée au Covid-19. Il en est de même pour la concentration des caravanes. Simon Röthlisberger explique qu’un concept a été mis sur pied :

Par ailleurs, les gens du voyage doivent disposer d’un permis délivré en bonne et due forme par la Confédération pour pouvoir travailler. Un sésame qui serait largement utilisé selon Simon Röthlisberger :

Enfin, dans un avenir proche, une aire de transit pour gens du voyage étrangers doit être construite à Wileroltigen dans le canton de Berne. Le projet a été accepté par la population en votation le 9 février. /jrg


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus