Un champ qui reste bien silencieux

Le 29e festival du Chant du Gros devait avoir lieu de jeudi à samedi au Noirmont, et son absence ...
Un champ qui reste bien silencieux

Le 29e festival du Chant du Gros devait avoir lieu de jeudi à samedi au Noirmont, et son absence laisse un grand vide. Du directeur, Gilles Pierre, au maire, Claude Kilcher, en passant par les habitants et commerçants du village, la tristesse est de mise

L'ancien champ qui accueille habituellement le Chant du Gros est désert cette année. L'ancien champ qui accueille habituellement le Chant du Gros est désert cette année.

Le Noirmont devait vibrer jusqu'à samedi soir, mais l’ambiance est bien calme : le Chant du Gros n’a pas lieu cette année en raison du coronavirus. Le village franc-montagnard est ainsi privé de son festival, et des milliers de visiteurs qui viennent assister aux concerts et faire la fête. L’absence de cet événement musical majeur a bien sûr un impact sur la population et les commerçants du Noirmont, aussi bien sur le plan financier que social.

Quelques notes de musique ont bien résonné jeudi soir au Noirmont, jouées par la clique locale, les Toétchés. Un geste solidaire envers les organisateurs, pour apporter malgré tout un peut d'animation au village, mais sinon, le village est anormalement calme.

Ce vide, beaucoup d’habitants le ressentent. C’est le cas de Sandrine, une habituée du Chant du Gros : en 28 ans, elle n’a manqué qu’une seule édition, la première. Pourtant, elle regarde déjà vers l’avenir :

Sandrine : « On se rattrapera l'année prochaine ! »


Les commerçants accusent le coup

Les commerçants du Noirmont sont un peu moins optimistes : beaucoup font part d’un important manque à gagner : l’équivalent d’un Noël pour le boucher, Francis Sauser, qui tient aussi un stand sur le festival. Au-delà des louis, la monnaie du Chant du Gros, c’est le contact privilégié avec les clients qui lui manque :

Francis Sauser : « Il y a toujours une période où les gens viennent exprès sur le stand pour partager quelque chose »

Katia Friche, elle, tient le café du Cerf, bien plus calme ces derniers jours qu’il y a un an : la restauratrice s’attend à 80% de clientèle en moins sur les trois jours du festival, et les habitués remplacent les festivaliers, principalement des campeurs qui viennent soit se réchauffer, soit profiter de la terrasse, selon les caprices de la météo.

Le maire, Claude Kilcher, s'inquiète aussi pour la vie commerciale et sociale du Noirmont. Mais avant l'homme politique, c'est le villageois qui est ému :

Claude Kilcher : « Un village mort, où d’habitude, à cette période, c’est plus de 40'000 personnes qui débarquent »


Des réactions qui ne laissent pas Gilles Pierre indifférent

Directeur du Chant du Gros, Gilles Pierre vit lui aussi sans son festival cette année. La tristesse demeure, mais les encouragements lui mettent du baume au cœur :

Gilles Pierre : « on sait que le Chant du Gros a une forte identité, les gens du village, c’est leur festival ! »

Malgré l'annulation, Gilles Pierre a de quoi faire dans les locaux du festival. Malgré l'annulation, Gilles Pierre a de quoi faire dans les locaux du festival.

Gilles Pierre est touché aussi par la solidarité des villageois, qui sont déjà nombreux à avoir acheté une affiche en guise de soutien. /nbe


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