Le plein d’art au Pasquart

Le centre d’art de Bienne a verni samedi quatre nouvelles expositions : des installations architecturales ...
Le plein d’art au Pasquart

Le centre d’art de Bienne a verni samedi quatre nouvelles expositions : des installations architecturales, de la peinture et de la photo

Une fresque de la peintre écossaise France-Lise McGurn. (Photo: Pasquart) Une fresque de la peintre écossaise France-Lise McGurn. (Photo: Pasquart)

Le Pasquart à Bienne a verni ses nouvelles expositions. Les visiteurs pourront admirer de la peinture, de la photo ainsi que des installations qui jouent avec l’architecture du bâtiment. Un départ en grande pompe après une pause forcée par le semi-confinement. Felicity Lunn, la directrice, est optimiste pour cette rentrée :

Bodytronic

La peintre écossaise France-Lise McGurn a investi plusieurs salles du musée. Elle peint sur toile, mais aussi sur les murs, le sol et le plafond (photo ci-dessus). Son travail est inspiré de l’image de la femme dans la culture pop et la publicité. Les figures semblent sortir naturellement des tableaux. Pour cette exposition-ci, France-Lise McGurn a essentiellement travaillé durant le confinement.


L’énergie du relief

Dans un tout autre registre le Pasquart accueille la bernoise Miriam Sturzenegger, lauréate du Prix culturel Manor pour le canton de Berne. Son art est composé d’installations qui jouent avec le vieux bâtiment du Pasquart, dont les lignes ont été retracées sur les murs. Elle défait un plancher là, réinvente un nouveau couloir ici. Sur des stèles en béton, la plasticienne fait ressortir du calcaire, en clin d’œil à la région du Jura.


Photoforum

En parallèle, le Photoforum Pasquart accueille lui aussi deux expositions. Dans « Ricochet », le biennois Rudolf Steiner a observé les alentours de sa ville au travers de l’œil d’un robot, qui prend des dizaines de clichés à la suite. Les images sont ensuite assemblées par ordinateur. A première vue, le résultat ressemble à un paysage naturel, mais le spectateur devine rapidement des « erreurs » dans l’éclairage ou l’assemblage des photos. Une façon d’interpeller sur l’impact de l’humain sur la nature.

Le photographe biennois Rudolf Steiner laisse volontairement apparaître des erreurs d'assemblage sur ses images. (Photo: Photoforum Pasquart) Le photographe biennois Rudolf Steiner laisse volontairement apparaître des erreurs d'assemblage sur ses images. (Photo: Photoforum Pasquart)

Enfin, toujours au Photoforum, le zurichois Roger Eberhard présente « Human Territoriality ». Le photographe a parcouru le monde entier durant trois ans, pour immortaliser les frontières, récentes ou anciennes. Des très grands formats, dénués de présence humaine, accompagnés d’explications sur l’histoire du lieu.


Toutes ces expositions sont à voir jusqu'au 22 novembre. Plus d'information ici. /cbe


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus