Le racisme sévit aussi chez les plus jeunes

L’année dernière, Manuela, 6 ans, a été victime de racisme à l’école. Sans soutien de la part ...
Le racisme sévit aussi chez les plus jeunes

L’année dernière, Manuela, 6 ans, a été victime de racisme à l’école. Sans soutien de la part des enseignants, sa maman a été contrainte de la changer d’école. La discrimination raciale : un sujet sensible parfois inconnu des plans d’étude

Il conviendrait que les témoins d'actes racistes envers un enfant dans le cadre scolaire contactent la direction de l'école ou celle de l'Instruction publique du canton de Berne. Il conviendrait que les témoins d'actes racistes envers un enfant dans le cadre scolaire contactent la direction de l'école ou celle de l'Instruction publique du canton de Berne.

Le racisme n'a pas d'âge. Dans les classes enfantines, c'est aussi une réalité. Pourtant, difficile d'en parler avec de jeunes enfants. Diana Da Costa s'est penchée sur le sujet pour en savoir plus sur la gestion d'une telle problématique dans la région. Point de départ de cette enquête: le témoignage d'une fillette scolarisée dans le Seeland, victime de moqueries racistes sur les bancs de l’école.

Du haut de ses 6 ans, Manuela a été victime de racisme de la part de ses camarades. C’était dans une commune rurale seelandaise. Kim, sa maman, n’a pas eu d’autre choix que de la changer d’école.

En principe, la question de la différence est abordée dès l’école enfantine, mais c’est aux professeurs directement qu’il revient de l’approfondir davantage ou non. C'est ce qu'explique Andréa Fuchs Fateh, collaboratrice scientifique à la direction de l’instruction publique du canton de Berne.

Lors de sa formation, l’enseignant apprend à gérer ce genre de situation. Mais quand cela ne suffit pas, d’autres options sont à sa disposition comme faire appel à un médiateur.

Des associations civiles en soutien aux victimes

La sensibilité à la question raciale varie d’un enseignant à un autre. Il arrive que des interlocuteurs externes les sollicitent pour intervenir dans leur classe. C’est le cas de Naima Serroukh, fondatrice de l’association Tasamouh qui lutte contre la discrimination raciale et religieuse.

La discrimination reste une problématique bien présente. En 2019, le centre bernois de conseil Gemeinsam Gegen Gewalt und Rassismus a enregistré 176 incidents racistes dans le canton de Berne. /ddc

Ecoutez notre enquête sur cette thématique:


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