Le funiculaire Bienne-Macolin, pionnier écolo

L'installation a désormais 30% d'autonomie énergétique, un fait salué et qualifié d'exemplaire ...
Le funiculaire Bienne-Macolin, pionnier écolo

L'installation a désormais 30% d'autonomie énergétique, un fait salué et qualifié d'exemplaire par l'Office fédéral des transports jeudi

La station du haut du funiculaire Bienne-Macolin a été équipée de panneaux solaires. (Photo: TPB) La station du haut du funiculaire Bienne-Macolin a été équipée de panneaux solaires. (Photo: TPB)

Le funiculaire Bienne-Macolin, un exemple à suivre dans la stratégie énergétique des transports publics (SETP) de la Confédération. L'Office fédéral des transports (OFT) l'a souligné jeudi lors d'une conférence de presse. L'installation a subi presque cinq mois de rénovations et peut aujourd'hui être autonome en énergie à hauteur de 30% grâce à la récupération de l'énergie des freinages ainsi qu'une installation photovoltaïque sur le toit de la station de Macolin. Cette énergie économisée pourra servir à évacuer des passagers en cas de panne dès l'année prochaine, alors qu'à l'heure actuelle, cette tâche est effectuée par un véhicule diesel, comme l'explique le chef d'exploitation de la ligne Raphaël Schlup:

Economies d'énergie, et d'argent ?

Le funiculaire Bienne-Macolin est pionnier en Suisse pour l'instant, mais le but est que d'autres exploitations de transports publics puissent suivre cette voie. L'objectif de la SETP est d'économiser 600 gigawatts-heures par an, ce qui correspond aux besoins annuels d'environ 150'000 ménages. Pour ce faire, la Confédération met des subventions à disposition pour encourager cette transition.

Mais à quoi bon rendre les transports publics plus écolos si moins de la moitié des pendulaires les utilisent? Selon Tristan Chevroulet, directeur du programme de la SETP à l’OFT,  « plus le système sera performant, plus les gens vont l’utiliser ». Quant à savoir si la modernisation des installations va faire augmenter le prix des billets pour les utilisateurs, Tristan Chevroulet assure que ce ne sera pas le cas:  « les investissements d’aujourd’hui rendront les installations moins chères à l’avenir. Ce qu’on demande pour tous les projets, c’est une vision économique à moyen et long terme. On ne va pas financer des projets qui s’avèreront très onéreux par la suite. » /cbe


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