Les coupes de bois à grande échelle suscitent souvent l’incompréhension de la population. C’est surtout le cas dans les forêts récréatives, très fréquentées par les promeneurs. Les députés verts Christoph Grupp et Bruno Martin se sont inquiétés d’un cas particulier au travers d'une interpellation déposée au Grand Conseil bernois: celui du Längholz, au sud de Bienne, où de nombreuses coupes ont été effectuées. Avec cette question : la forêt peut-elle toujours assurer ses fonctions essentielles, à savoir la durabilité, le maintien des écosystèmes et le bien-être de la population ?
L'exemple du chêne
La réponse du Conseil-exécutif a été diffusée récemment, et elle est claire. Oui, les coupes réalisées au Längholz sont réfléchies et planifiées. Elles sont utiles à bien des égards, notamment pour le rajeunissement de la forêt. Et le gouvernement de donner un exemple : les coupes qui ont été effectuées en début d’année sur place. Elles faisaient suite à la fructification du chêne en 2019, et donc à la production d’un grand nombre de graines. Le fait d’éclaircir de vastes surfaces permet de favoriser la germination et ainsi la croissance d’une nouvelle génération d’arbres.
Dans sa réponse, le canton admet que les coupes sévères peuvent perturber les espèces animales sensibles, mais la forêt reste ensuite intouchée sur une longue période. Il reconnaît aussi qu’une forêt clairsemée sera plus vulnérable aux tempêtes, toutefois seulement durant les deux ou trois années qui suivent la coupe. D’où l’importance de déboiser suffisamment tôt et de manière régulière, une action qui augmente la résistance de la forêt, qui favorise la biodiversité à moyen et long terme, et qui permet aussi d’assurer la sécurité des promeneurs selon les autorités cantonales. /oza









