Révéler les secrets des armoiries

De véritables logos à l'époque, les armoiries du Jura historique auront bientôt droit à leur ...
Révéler les secrets des armoiries

De véritables logos à l'époque, les armoiries du Jura historique auront bientôt droit à leur répertoire

Les armoiries du Jura auront droit à un répertoire détaillé. (Image: Armorial du Jura, Arthur Daucourt, Musée jurassien d’Art et d’Histoire) Les armoiries du Jura auront droit à un répertoire détaillé. (Image: Armorial du Jura, Arthur Daucourt, Musée jurassien d’Art et d’Histoire)

C’est un projet d'envergure auquel s’est attelée la Société jurassienne d’émulation. Au printemps 2022, les éditions de la SJE publieront « l’Armorial du Jura. Canton du Jura, Jura bernois, Bienne, Laufonnais et Birsec », à l'occasion du 175e anniversaire. Il en était d’ailleurs question samedi lors de l’assemblée générale de la Société jurassienne d’émulation. Des chercheurs travaillent sur ce répertoire des armoiries du Jura historique depuis plus d’un siècle. Mais c’est Nicolas Vernot, historien franc-comtois, spécialiste des signes historiques, qui va condenser toutes les informations pour analyser quelque 4'500 armoiries du Moyen-Âge jusqu’à la fin de l’Ancien Évêché de Bâle, en 1815. Ce travail conséquent conserve toute sa pertinence au 21e siècle, selon Nicolas Vernot. L’expert affirme qu’il y a un réel attachement en Suisse pour l’art héraldique. Il s’agit d’ailleurs du pays qui connaît la plus forte proportion d’armoiries par famille dans le monde. De plus, selon le Franc-Comtois, à l’heure du tout numérique, il y a un « regain d’intérêt pour les armoiries qui définissent l’identité familiale ».

Nicolas Vernot, historien spécialisé dans les signes historiques

Les particularités jurassiennes

Nicolas Vernot note quelques particularités propres à l’art héraldique pratiqué dans le Jura. Ainsi des armoires de familles romandes parlent allemand. L’historien donne pour exemple la famille Baume qui étymologiquement est un nom romand mais qui porte sur son blason un arbre, der Baum en allemand. La présence du Princes-Evêques de culture germanique explique ce mélange. Pour l’expert, ce brassage donne « toute la saveur de cette héraldique ouverte des deux côtés. /ncp


 

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