Le bostryche ravage les forêts du Jura bernois

Le canton de Berne a fait le bilan sur les dégâts causés par le bostryche, un insecte qui s’attaque ...
Le bostryche ravage les forêts du Jura bernois

Le canton de Berne a fait le bilan vendredi sur les dégâts causés par le bostryche, un insecte qui s’attaque entre autres aux épicéas. Les forêts du canton se portent globalement mieux qu’en 2019. On ne peut pas en dire autant pour la région du Jura bernois

En 2020, les dommages primaires ont été beaucoup plus nombreux dans le canton, en raison principalement des tempêtes de février.  (Photo : KEYSTONE/Alexandra Wey) En 2020, les dommages primaires ont été beaucoup plus nombreux dans le canton, en raison principalement des tempêtes de février.  (Photo : KEYSTONE/Alexandra Wey)

Cette année, le bostryche a infesté moins d’épicéas qu’en 2019 dans les forêts du canton, sauf dans le Jura bernois. C'est ce qu'a annoncé le canton de Berne dans un communiqué vendredi. 

La colonisation d’arbres sur pied par ce ravageur est en baisse de 30% par rapport à la même période de l’année précédente dans l’ensemble du territoire. Ce chiffre monte même à 40% dans le Mittelland. Dans le Jura bernois, par contre, l’infestation est supérieure à 2019, la faute aux températures plus élevées.

Malgré un bilan globalement positif, la situation est bien plus grave qu’avant la tempête Burglind en 2018. A cette période, 30'000 mètres cubes d’épicéas en moyenne étaient touchés par le bostryche chaque année. Actuellement, le volume colonisé sur pied est presque cinq fois supérieur à ce chiffre.

Une tâche de grande ampleur pour l’économie forestière

Selon l’Office des forêts et des dangers naturels, les acteurs de l’économie forestière ont réalisé un travail de grande ampleur contre le bostryche, notamment en surveillant les forêts bernoises.

Il est important que les arbres touchés soient repérés à temps pour empêcher la propagation de cet organisme nuisible. En été, les arbres sont exploités et évacués de la forêt le plus rapidement possible. Ce travail se poursuit en hiver. Mais comme le marché du bois reste tendu, les arbres infestés sont écorcés et laissés sur place de plus en plus souvent. /comm-ddc


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