Protéger les gens et la planète, pas incompatible

Une entreprise biennoise lance un modèle de masque lavable en microfibre. Il est l’un des ...
Protéger les gens et la planète, pas incompatible

Une entreprise biennoise lance un modèle de masque lavable en microfibre. Il est l’un des seuls en Suisse à être certifié Testex, le label soutenu par la Task Force Covid-19 de la Confédération

Babette Keller Liechti, présidente et fondatrice des entreprises qui commercialisent le masque en microfibre. (Photo: KT Home) Babette Keller Liechti, présidente et fondatrice des entreprises qui commercialisent le masque en microfibre. (Photo: KT Home)

KT Home et Keller Trading, deux filiales de la même entreprise biennoise, veulent se mettre au service de la lutte contre la pandémie de Covid-19, avec un masque écolo. Celui-ci est conçu en microfibres, et peut être lavé. Et surtout, le dernier modèle sorti récemment est l’un des deux seuls masques de Suisse à avoir obtenu la certification Testex Community Mask, le label soutenu par la Task Force Covid-19 de la Confédération.


Microfibre

D’un point de vue technique, le masque est fabriqué en microfibre, spécialité de l’entreprise depuis une trentaine d’année. Son efficacité en termes de filtration de particules est à 74% pour un micron, alors que le standard est fixé à 70%. Le textile vient de Corée du Sud, leader en la matière, puis transformé à Bienne.


Microplastiques

Mais la microfibre est-elle vraiment si écolo ? Cette matière est synthétique, et critiquée car certains tissus rejettent des microparticules de plastique dans l’eau lors du lavage. Selon Babette Keller Liechti, présidente et fondatrice des entreprises qui commercialisent ce masque, ce n’est pas le cas chez elle. Chaque étape de la fabrication est contrôlée. Mais elle sait bien que le polyester est un produit du pétrole. La prochaine étape serait que la matière première soit faite à base de fibre recyclée:

Si le masque est lavable, il a tout de même une durée de vie et peut finir par se déchirer. Sa créatrice encourage les utilisateurs à le réutiliser d’une autre manière plutôt que de le jeter.


Lucratif, mais…

Quand on lui demande si ses entreprises sont bien à but lucratif, Babette Keller Liechti rigole : « on me pose souvent la question ! ». La Biennoise insiste pour que ses masques soient accessibles au plus grand nombre. Ils coûtent 21.50, et peuvent en tout cas être lavés 50 fois. Cela revient à 43 centimes par utilisation, un prix qui se situe dans la moyenne des masques jetables. La créatrice estime son produit rentable, mais sans plus : « je préfère protéger les gens et gagner moins d’argent que de vendre ces masques à un prix réservé seulement aux élites ». /cbe


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