Moins d'ozone l'été dernier

La charge d'ozone a été relativement faible durant l'été 2020 comparée aux vingt dernières ...
Moins d'ozone l'été dernier

La charge d'ozone a été relativement faible durant l'été 2020 comparée aux vingt dernières années. Les valeurs limites ont toutefois été souvent dépassées

L’ozone se forme sous l’effet d’un rayonnement solaire intense, par une réaction photochimique entre les précurseurs que sont les dioxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). (Image d'illustration) L’ozone se forme sous l’effet d’un rayonnement solaire intense, par une réaction photochimique entre les précurseurs que sont les dioxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). (Image d'illustration)

L'été 2020 n'a pas été marqué par une charge d'ozone record. C'est la Direction de l'économie, de l'énergie et de l'environnement du canton de Berne qui le communique mardi. La valeur limite de 120 microgrammes par mètre cube en moyenne horaire prescrite par l’ordonnance fédérale sur la protection de l’air ne peut être dépassée qu’une fois par an. Or, elle a été franchie plus de 170 fois l’été dernier à certains endroits, même si la charge d’ozone globale a été plus faible comparée aux vingt années précédentes. À partir d’une valeur limite de 180 microgrammes, les autorités renforcent l’information à la population. Ce point n’a jamais été atteint l’été dernier, la valeur maximale s’étant établie à 160 microgrammes environ par mètre cube.


Un pic en 2003

L’ozone se forme sous l’effet d’un rayonnement solaire intense, par une réaction photochimique entre les précurseurs que sont les dioxydes d’azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV). Ces polluants atmosphériques sont produits par la circulation routière ou par l’utilisation de solvants, par exemple. La charge d’ozone reflète donc aussi les conditions météorologiques. Le pic de 2003 s’explique par la forte chaleur enregistrée cette année-là pendant l’été.



Poison cellulaire

Chez l’être humain, l’ozone peut irriter la muqueuse des voies respiratoires, provoquer une sensation d’oppression sur la poitrine, voire réduire la capacité pulmonaire. Chez les plantes, il agit comme un poison cellulaire, qui freine la photosynthèse et donc la croissance. La pollution par l’ozone à l’échelle mondiale reste donc un problème et il faut poursuivre les efforts entrepris en vue de la réduire, selon la Direction. Le canton de Berne explique qu'il applique avec diligence les mesures préventives préconisées afin de limiter les émissions de polluants. Un plan de mesure a été élaboré dans ce but, même si chaque individu peut, par son comportement, contribuer à améliorer la qualité de l’air. /comm-oza


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus