C’est l’un des paradoxes des restrictions sanitaires en Suisse : les restaurants sont fermés dans le Jura depuis le début de mois, mais ouverts dans le canton de Berne. Les Jurassiens n’ont que quelques minutes de voiture à faire pour trouver de quoi se sustenter. Se pose alors la question de savoir s’il y a eu un effet de vase communicant.
Une fréquentation en hausse
Une citation résume bien la situation actuelle : « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». La plupart des établissements contactés font état d’une hausse de la fréquentation ces dernières semaines.
À Moutier, le restaurant du Soleil a dû refuser du monde ce week-end. Le gérant Patrick Muster se réjouit de cette tendance qui permettra de compenser un mois d’octobre qualifié de catastrophique. En raison de plusieurs foyers de contaminations, les autorités prévôtoises avaient appelé la population à limiter ses contacts.
Au bar Le Tabou, Antonio Montanaro remarque aussi une augmentation de la fréquentation le week-end. Au final, cela n’aura toutefois pas beaucoup d’effets selon lui. Avec les mesures sanitaires, il ne peut recevoir que 26 clients, soit la moitié moins qu’en temps normal.
Pas de grand changement à Tramelan
La Maison des Brochettes accueille également plus de clients que d’habitude à Moutier, mais plutôt les jours de semaine à midi. Selon le patron, Alvaro Peirera, certains clients jurassiens qui venaient manger dans sa filiale de Delémont ont pris l’habitude de se rendre en Prévôté.
À Tramelan en revanche, le restaurant Galileo du CIP n’a pas observé de grand changement depuis le début de mois. /alr









