Pas de transports publics gratuits à Bienne

Le Conseil de ville a longuement débattu de deux postulats en ce sens jeudi soir. Jugées irréalistes ...
Pas de transports publics gratuits à Bienne

Le Conseil de ville a longuement débattu de deux postulats en ce sens jeudi soir. Jugées irréalistes par l'exécutif, les propositions ont été radiées

Le Conseil de ville a discuté gratuité des transports publics jeudi soir. (Photo: archives) Le Conseil de ville a discuté gratuité des transports publics jeudi soir. (Photo: archives)

Les transports publics gratuits, ce n'est pas pour demain à Bienne. Jeudi soir, le Conseil de ville a longuement discuté de deux postulats dans ce sens. Cette forme d'intervention demande à l'exécutif d'examiner la faisabilité d'une idée. Dans sa réponse, le Conseil municipal explique que la gratuité des bus ne serait pas réalisable dans la cité seelandaise, en raison du surcoût que ce concept provoquerait. Il serait aussi compliqué à mettre en oeuvre avec le système Libero, en place dans la totalité du canton de Berne. L'exécutif a donc proposé de considérer les deux postulats comme réalisés, et de les radier du rôle. Une large majorité de l'assemblée a suivi cette recommandation. L'UDC Luca Francescutto, à l'origine de l'un des deux textes, reste sur sa faim. Pour lui, le Conseil municipal aurait pu aller plus loin dans la réflexion :

Les Verts de leur côté ont eux aussi suivi la recommandation du Municipal. Selon Myriam Roth, les bus gratuits sont une fausse bonne idée, car elle encouragerait de nombreux déplacements en lien avec la consommation. L'élue écologiste doute aussi que les détenteurs d'une voiture changent soudain de mode de transport :

D'autres reports à l'ordre du jour

Parmi les autres décisions prises jeudi soir, le Conseil de ville a accepté une motion qui demandait la création d'un poste supplémentaire au service de l'environnement. Les parlementaires ont aussi approuvé un postulat en faveur du jardinage urbain, et plebiscité un autre texte qui demandait à l'exécutif d'étudier la faisabilité d'un écoquartier municipal. Cette dernière proposition a été jugée « digne de la Chine communiste ou de l’URSS »  par l'UDC Olivier Wächter. Des attaques « inacceptables », a estimé la PSR Christian Vlaiculescu-Graf. Le projet AGGLOlac a également occupé une grande partie de la soirée : il s'agissait d'une interpellation qui a nécessité nombre de détails et de chiffres de la part du Conseil municipal.

Toutefois, cette double séance de novembre n'a pas permis aux parlementaires d'arriver à bout de leur programme, composé essentiellement d'interventions reportées des sessions précédentes. Treize reports au total, qui vont s'ajouter à l'ordre du jour du mois de décembre, dernière séance de la législature actuelle. /cbe


 

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