L’eau coule de source dans le Parc Chasseral

Une dizaine de sources a été revitalisée dans le Parc Chasseral. Plusieurs projets en collaboration ...
L’eau coule de source dans le Parc Chasseral

Une dizaine de sources a été revitalisée dans le Parc Chasseral. Plusieurs projets en collaboration avec des exploitants agricoles ont été menés ces dernières années

   Les trois quarts des sources que compte le Parc Chasseral font l’objet de captage ou ont été détruites. (Photo : archives).  Les trois quarts des sources que compte le Parc Chasseral font l’objet de captage ou ont été détruites. (Photo : archives).

Le projet de revitalisation des sources d’eau porte ses fruits. Le Parc Chasseral a indiqué ce jeudi que le programme lancé en 2018, en collaboration avec plusieurs exploitants et propriétaires de terrains, a permis de renaturer une dizaine de sources. Le milieu naturel fontinal est précieux pour un grand nombre d’espèces. Il se trouve cependant sur la liste rouge des milieux menacés en Suisse, indique le communiqué. Le territoire du Parc Chasseral compte 120 sources, selon un recensement débuté en 2016. Toutefois, l’institution s’inquiète de la faible quantité qui est encore dans un état naturel, et la menace des épisodes de sécheresse ne risque pas de les rassurer.

Plusieurs communes ont entrepris une série de travaux afin « d’améliorer la qualité écologique de la source tout en préservant son utilisation pour l’agriculture ou l’alimentation », relève le communiqué. A Péry, la pose de clôtures a notamment permis la préservation des sources, alors qu’à Cormoret, un projet de mise à jour des systèmes d’amenée d’eau aux abreuvoirs a été mené en partenariat avec les exploitants agricoles. Grâce au soutien financier de plusieurs fondations, dont Pro Natura, d’autres revitalisations sont encore en cours à Vauffelin et sur la commune de Péry-La Heutte.


Un projet de « petites structures »

Une dizaine d’exploitants a participé à un programme visant à favoriser la biodiversité des milieux agricoles. Intitulé « petites structures », le projet a permis la création de 57 tas de bois, de 14 murgiers et de plusieurs haies. La densification des habitats naturels pour certaines espèces s’en retrouve ainsi renforcée.

Le Parc Chasseral indique encore que le travail ne s’arrête pas là. Les missions de revitalisation et de recensement des sources ainsi que les projets de protection de la biodiversité en milieu agricole vont se poursuivre en 2021. /comm-nmy


 

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