Ecoles de musique : des budgets qui pèsent

Le budget des écoles de musique bernoises est monté en flèche suite à un changement de classe ...
Ecoles de musique : des budgets qui pèsent

Le budget des écoles de musique bernoises est monté en flèche suite à un changement de classe salariale décidé en 2019. La contribution cantonale n'ayant pas évolué en conséquence, les charges se reportent notamment sur les communes

Philippe Krüttli à la direction d'un petit groupe de travail de l'EMJB. Philippe Krüttli à la direction d'un petit groupe de travail de l'EMJB.

Le canton de Berne vient de l'annoncer : il accordera cette année 18 millions de francs aux 28 écoles de musique reconnues sur son territoire à titre de contribution. Un montant fixé par la Loi sur les écoles de musique (LEMu) qui suscite toutefois des réactions. En janvier, les communes de la région se sont fendues d'une lettre adressée à la conseillère d'Etat et directrice de l'instruction publique et de la culture Christine Haesler via l'association Jura bernois.Bienne. Le directeur de l'Ecole de musique du Jura bernois (EMJB) Philippe Krüttli l'apprenait à RJB vendredi. Il explique que la contribution cantonale représente environ 23% des charges totales de l'EMJB. Un montant qui n'a pas évolué alors que le budget des écoles de musique a pris l'ascenceur en raison d'un changement de classe salariale - passage de la classe 6 à la classe 7 - validé en 2019. « Le canton commande, mais c’est lui qui paye le moins. Les communes, elles, assument un lourd fardeau. D’où la demande de réévaluer la répartition des charges fixées dans la LEMu », détaille-t-il.

A noter que le levier politique pourrait être actionné dans le but d'encourager une révison de la LEMu. Affaire à suivre au Grand Conseil.


Musique et sens

En attendant des décisions d'ordre administratif, l'Ecole de musique du Jura bernois poursuit sa mission malgré les mesures et restrictions liées au coronavirus. Arrêté momentanément au printemps dernier, l'enseignement présentiel a pu reprendre. Une bonne nouvelle tant il est essentiel selon le directeur Philippe Krüttli, qui rappelle que la musique se vit et se ressent. « Il y a toute une dimension humaine, d’infimes sensations », décrit-il. Reste que les moyens technologiques éprouvés durant le confinement ont offert une belle complémentarité selon lui. Un enrichissement qui va sans doute perdurer au-delà du Covid-19.

Du point de vue de Philippe Krüttli, l'EMJB s'en est bien sorti durant ces mois chamboulés. Le contact a pu être maintenu avec les élèves. « C’est là l’essentiel. » /oza


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