Une peine plus clémente pour le boulanger biennois accusé d’avoir abusé de l’une de ses apprentis. La Cour suprême du canton de Berne a reconnu le prévenu coupable d’abus de détresse mardi. Par contre, elle n’a pas retenu les délits d’agression sexuelle et de viol.
Les faits remontent à fin 2013 début 2014 : un boulanger maître d’apprentissage aurait abusé sexuellement de la jeune femme au sein de l’entreprise et dans son appartement, comme le rappelle le Journal du Jura mercredi. Lors de son procès fin mars 2019, le prévenu a été inculpé pour abus de détresse mais les charges pour viol et agression sexuelle avaient été abandonnées par le Tribunal régional Jura bernois-Seeland. Il a été condamné à 20 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve. Peu de temps après, le maître boulanger annonçait qu’il se retirait de toutes ses fonctions opérationnelles et qu’il ne formerait plus d’apprentis.
Appel du Ministère public
Cette peine n'était pas suffisante pour le Ministère public qui a fait appel, avec comme objectif que le prévenu soit également accusé de viol et de contrainte sexuelle. C’est donc ainsi que l’affaire s’est retrouvée ce mardi devant la Cour suprême du canton de Berne. Continuant de plaider la liaison consentie, le prévenu a finalement vu sa peine réduite de 20 à 14 mois d’emprisonnement avec sursis pour abus de détresse. Les délits d’agression sexuelle et de viol n’ont donc, finalement, pas non plus été retenus.
Les deux ans de mise à l’épreuve sont eux validés par la plus haute instance judiciaire cantonale. /lyg









