Défis passés et futurs pour la DSSI

La Direction de la santé du canton de Berne a tenu sa conférence de presse annuelle vendredi ...
Défis passés et futurs pour la DSSI

La Direction de la santé du canton de Berne a tenu sa conférence de presse annuelle vendredi. Une rétrospective sous le signe du Covid-19 et de gros dossiers en perspective

Pierre Alain Schnegg, directeur de la DSSI. (Photo : archives) Pierre Alain Schnegg, directeur de la DSSI. (Photo : archives)

La Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration (DSSI) du canton de Berne a tenu sa conférence de presse annuelle. Les différents responsables ont présenté une rétrospective de l'année écoulée, ainsi que les défis qui attendent le département de Pierre Alain Schnegg.


Coronavirus

Impossible de jeter un coup d’œil dans le rétro sans parler de la pandémie de Coronavirus. En 2019, le canton de Berne avait affronté une poussée de rougeole, il avait donc quelques expériences en matière de traçage de contact et de quarantaine. « Mais cette année nous a propulsés dans une dimension que nous n’aurions jamais imaginée », a déclaré Pierre Alain Schnegg. Il est revenu sur les mesures sanitaires strictes, un domaine dans lequel le canton a parfois été précurseur par rapport à d’autres. Des mesures qui semblent avoir payé :

« Le canton de Berne n’a connu aucun engorgement de son système de santé »

Pierre-Alain Schnegg a également évoqué la vaccination, « véritable lueur d’espoir au terme de cette année difficile ». Berne a lancé sa campagne le 11 janvier, et le Conseiller d’Etat en a détaillé les derniers chiffres. Vendredi soir, 35'000 personnes auront été vaccinées dans le canton, et malgré les retards de livraison, le reste des rendez-vous déjà pris peut être garanti, selon le conseiller d'Etat :

« Les 88'000 rendez-vous sont garantis »

« Les coûts des vaccins devraient représenter 25 millions de francs dans l'hypothèse où près de la moitié de la population se ferait vacciner », a encore précisé Pierre Alain Schnegg.


Bons de garde

Si le Covid a passablement occupé la DSSI, d’autres nouveautés ont également été passées en revue vendredi matin. Notamment le système des bons de garde. Aujourd’hui, 9'000 places en garderie sont disponibles, alors qu’il y avait environ 4'000 places subventionnées en 2018, a expliqué Inge Hubacher, la cheffe de l’action sociale. Les bons de gardes ont été utilisés pour environ 12'500 enfants. A son lancement en août 2019, le système des bons de garde n’avait que quelques utilisateurs. Au 1er janvier de cette année, 301 communes l’ont adopté. Inge Hubacher a souligné que malgré la charge de travail exigeante, le passage au nouveau système, notamment via le logiciel kiBon, s’est bien déroulé.


LPHand

Gros dossier de ces prochaines années : la nouvelle loi sur les prestations de soutien aux personnes en situation de handicap (LPHand). Elle vise à donner plus d’autonomie à ces personnes, ainsi qu’à rémunérer les proches aidants. Inge Hubacher est revenue ce matin sur les 20 millions de francs que coûteront cette nouvelle loi : un surcoût justifié selon elle. La consultation est terminée, et le texte révisé devrait être sur la table du Grand conseil cet hiver.


Aide à Soleure

Enfin le canton de Berne a présenté une collaboration intercantonale avec Soleure : ce voisin se trouve sans pharmacien cantonal. De nombreuses tâches qui incombent à ce poste sont assurées par le Service pharmaceutique bernois contre dédommagement depuis l’été dernier. /comm-cbe


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