Une peine à purger en institution

Le jeune homme qui comparaît depuis la semaine passée à Moutier pour de multiples actes de ...
Une peine à purger en institution

Le jeune homme qui comparaît depuis la semaine passée à Moutier pour de multiples actes de violences a été condamné mardi par le tribunal. Une mesure thérapeutique a été prononcée

La sentence a été prononcée mardi après-midi au Tribunal Jura bernois-Seeland, antenne de Moutier. (Photo : archives) La sentence a été prononcée mardi après-midi au Tribunal Jura bernois-Seeland, antenne de Moutier. (Photo : archives)

Il avait commis plusieurs actes de violence envers son ex-petite-amie ainsi qu’un proche, notamment. Un trentenaire domicilié dans la région a été condamné à Moutier pour tentatives de lésions corporelles graves, mise en danger de la vie d’autrui ou encore contraintes. C’est en institution qu’il devra purger sa peine, selon décision rendue mardi par le Tribunal Jura bernois-Seeland.


Troubles psychotiques

Le prévenu présente d’importants troubles psychotiques avec tendance à la paranoïa. Cela s’est vu durant toute la procédure,  également la semaine passée lors de son audition devant le tribunal à cinq juges réunis à Moutier. Ses propos ont souvent été incohérents et complotistes, des réponses à côté de la plaque, l’impression que tout le monde lui en veut. Le président Josselin Richard l’a répété mardi après-midi au jeune homme impassible : sa crédibilité est clairement remise en cause, notamment par le fait qu’il minimise très souvent ses actes.


« Pour lui, pour son avenir »

Concrètement, plusieurs gestes graves ont convaincu les juges de la nécessité de sévir. Des coups portés à un proche, gratuitement, parfois à l’aide d’une barre métallique. Ou encore un étranglement commis à l’encontre de sa petite amie du moment, par ailleurs enceinte et qui était sur la voie d’un avortement. Le tribunal estime que le risque de récidive est fort au regard du profil psychologique du prévenu. Une peine de 35 mois de prison a été prononcée, dont il faudra déduire les 13 mois passés en détention préventive. La peine sera à purger sous la forme d’une mesure thérapeutique en institution fermée. Le jeune homme est peu enclin à se faire soigner et avait notamment refusé de se confronter à l'expert pychiatre lors de la procédure. La mesure l'obligera à suivre un traitement. C’est selon la justice le seul moyen de l’aider à sortir la tête de l’eau.  « La meilleure solution pour lui et pour son avenir », a conclu Josselin Richard. /oza


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