Près de 24'000 signatures récoltées

La pétition pour soutenir la famille de Cortébert suite à la plainte de PETA a été remise ...
Près de 24'000 signatures récoltées

La pétition pour soutenir la famille de Cortébert suite à la plainte de PETA a été remise vendredi aux autorités du village. Plusieurs organisations paysannes ont manifesté leur soutien

Le drame qui a touché la famille Wüthrich a déclenché une importante vague de solidarité. La pétition qui exige la retraite de la plainte de l'association PETA a récolté plus de 20'000 signatures.  Le drame qui a touché la famille Wüthrich a déclenché une importante vague de solidarité. La pétition qui exige la retraite de la plainte de l'association PETA a récolté plus de 20'000 signatures. 

« Retrait de la plainte visant la famille Wüthrich » : la pétition a récolté 23'857 signatures en un mois. Elles ont été remises officiellement vendredi matin à la commune de Cortébert, en présence de représentants de l’Union suisse des paysans (USP), de la chambre d’agriculture du Jura bernois (CAJB) et de la faîtière de l’élevage porcin Suisseporc.

Rappelez-vous, en janvier, un incendie ravageait une ferme de cette commune, causant la mort de 50 veaux. L’association PETA a déposé une plainte contre la famille propriétaire de l’exploitation pour négligence envers les animaux. La pétition a suivi quelques jours plus tard, pour exiger le retrait de cette plainte.


Mobilisation au-delà des attentes

Maxime Ochsenbein, l’auteur de la pétition espérait réunir au moins entre 500 et 1'000 signatures. Mais cette histoire a ému au-delà des frontières régionales, et même nationales : la Fédération Française de la Protection Animale a tenu a exprimer son soutien à la famille, et à se désolidariser de PETA, jugeant cette association extrémiste. Cette pétition n’a aucun poids juridique, l’action était surtout symbolique. Et elle fait chaud au cœur à la famille Wüthrich, selon Lisa, l’une des filles :

« On a l’impression d’être moins seuls »

Normes jugées suffisantes

Les organisations du monde paysans présentes à Cortébert vendredi ont tenu à exprimer leur soutien à la famille dans cette procédure, et aussi leur désaccord avec PETA. Au-delà des méthodes employées, les différents responsables n’adhèrent pas aux arguments des militants au sujet des normes anti-incendie. Michel Darbellay, membre de la direction de l’USP, estime que malgré les mesures, les drames ne peuvent pas toujours être évités.

« Dans une ferme, le feu peut vite devenir incontrôlable en cas d’incendie »

Bernard Leuenberger, président de la CAJB, rappelle que des contrôles sont régulièrement effectués. Il trouve aussi les normes actuelles suffisantes :

« Le risque zéro n’existe pas »

Présent également à Cortébert, René Eicher, président de la section romande de Suisseporc partage cet avis. Il souligne que même si la conception des bâtiments peut être perfectible, il faut garder en tête le comportement imprévisible que peut avoir le bétail face à un incendie :

« Les animaux sont encore plus stressés que les humains face à un incendie »

La plainte est parvenue au Ministère public Jura bernois – Seeland, qui traite actuellement l’affaire. Ce risque d’infraction est poursuivi d’office, mais cela ne semble pas inquiéter Lisa Wüthrich :

« On a fait tout ce qu’on a pu »

La décision du Ministère public n’est pas attendue avant fin avril.


Famille relogée

La famille s’est bien installée dans son nouveau logement, au centre du village. Lorsqu’on lui demande comment ça va, Christine Wüthrich répond : « On dit à tout le monde que ça va, mais ça ne va pas mieux que ça ». La mère a tenu à être présente vendredi matin pour remercier tous les acteurs de cette mobilisation qu’elle trouve « magnifique ». Six semaines après le drame, Christine Wüthrich est encore très émue lorsqu’elle en parle : « Notre bétail nous manque, nos affaires nous manquent… », confie-t-elle, avant d’ajouter : « On a tout de même pu sauver quatre paires de ski !» /cbe


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