Les psys ne savent plus où donner de la tête

La santé mentale de la population se détériore, selon une enquête menée auprès de 1700 psychologues ...
Les psys ne savent plus où donner de la tête

La santé mentale de la population se détériore, selon une enquête menée auprès de 1700 psychologues

Certains psychologues doivent refuser de nouveaux patients. (Photo : KEYSTONE / Christian Beutler). Certains psychologues doivent refuser de nouveaux patients. (Photo : KEYSTONE / Christian Beutler).

Une liste d’attente qui s’allonge ou lieu d’allonger les patients sur leur divan. Les psychologues sont surchargés selon une enquête menée dernièrement par les faîtières et à laquelle 1700 psychologues ont participé. Plusieurs professionnels sont d’ailleurs obligés de refuser de nouveaux malades par manque de capacités. La deuxième vague de Covid-19 a encore accru la charge psychique pesant sur la population suisse. Un constat partagé par l’Association jurassienne et bernoise francophone des psychologues et psychologues-psychothérapeutes.

Le mois dernier, sa présidente, Simone Montavon Vicario, a eu trois à quatre fois plus de demandes qu’habituellement : « on a une augmentation générale autant dans les services publics de consultation que dans les cabinets privés ». Toutes les classes d’âges sont aussi en souffrance car l’absence de contacts sociaux affecte les enfants comme les seniors. « C’est effet de repli sur soi a été accentué ces derniers mois », selon la thérapeute. Simone Montavon Vicario précise aussi que la situation sanitaire pousse d’anciens patients à consulter à nouveau.


Repousser une thérapie peut avoir des conséquences

Simone Montavon Vicario :

Les institutions publiques sont surchargées tout comme les cabinets privés, selon Simone Montavon Vicario. Ainsi si la thérapie ne peut pas être entamée, la santé mentale du malade risque de se détériorer davantage et une certaine chronicité peut alors se mettre en place durablement. La thérapeute souligne qu’alors les frais liés au traitement sont plus importants et que les conséquences sur la vie privée et professionnelle sont aussi plus lourdes. De plus, certaines personnes renoncent à suivre un traitement à cause des coûts. Si la thérapie est suivie par un psychologue indépendant, les frais sont pris en charge par l’assurance complémentaire, qui n'est donc pas obligatoire. Un projet est sur la table du Conseil fédéral afin que l’assurance de base entre aussi en matière dans ces cas-là. /comm-ncp-cka


 

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