Récompenser les entreprises formatrices

Une motion socialiste au Grand Conseil demande la création d'un fonds solidaire alimenté par ...
Récompenser les entreprises formatrices

Une motion socialiste au Grand Conseil demande la création d'un fonds solidaire alimenté par toutes les entreprises. Il permettrait de récompenser celles qui assument des responsabilités en termes de formation

Former la relève. Un acte primordial qui doit être encouragé selon les motionnaires. (Photo : archives) Former la relève. Un acte primordial qui doit être encouragé selon les motionnaires. (Photo : archives)

Créer un fonds, si possible cantonal, pour soutenir les entreprises formatrices. C’est le souhait de trois députés socialistes au Grand Conseil, dont Samantha Dunning (Bienne) et Peter Gasser (Valbirse). Tous trois partent d'un constat : 

à l’heure actuelle, moins de 20% des entreprises assument la responsabilité de former la relève. Un pourcentage bien trop faible selon eux. Et d'ajouter que les autres profitent de ces efforts consentis par une minorité.


Former peut coûter cher

Le problème, c’est que former peut coûter cher, Les retombées financières existent, mais pas forcément dans tous les domaines, en particulier dans la mécanique. Mais la formation n’est pas qu’une question d’argent. Elle est aussi une vocation pour certaines entreprises. La création d’un fonds de formation permettrait de récompenser, d’encourager ces dernières tout en allégeant leurs charges. C’est l’idée des trois motionnaires socialistes. Le fonds serait alimenté par toutes les entreprises et sociétés privées et publiques, grâce à une cotisation qui serait proportionnelle à la taille de l’entreprise, sa masse salariale ou encore son chiffre d’affaires. Seules les branches qui ont déjà mis en place des fonds sectoriels seraient exemptées.


De motion à postulat

Dans sa réponse publiée récemment, le Conseil-exécutif estime que l’idée pourrait être efficace et durable, mais il rappelle que les employeurs avaient refusé la création d’un tel fonds par le passé. Toutefois, le contexte a changé, la situation économique surtout. La situation particulière de la partie francophone du canton en matière d'apprentissages, la naissance de nouvelles professions sans organisation ni tradition de formation et les expériences des cantons qui bénéficient déjà d'un fonds de soutien pourraient amener de nouvelles réflexions. Le Conseil-exécutif se dit prêt à réévaluer la question. Il propose donc de transformer la motion en postulat. /oza


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