Le député UDC Mathias Müller demandait davantage de cohérence et de sens dans les mesures anti-covid. Sa motion a entrainé un long débat pour être finalement adoptée et classée à une majorité des élus.
La gestion de la crise du coronavirus a alimenté les débats mardi matin au Grand Conseil. Les députés étaient appelés à se prononcer sur une motion déposée par Mathias Müller. L’élu UDC d’Orvin demandait au Conseil-exécutif davantage de cohérence dans la prise de décisions liées aux restrictions sanitaires. Ce dernier estime que la population adhère de moins en moins aux mesures parce qu’elles ne sont pas expliquées de manière correcte. Le camp agrarien s’est battu pour éviter le classement de la motion mais en vain. Elle a finalement été approuvée (105 OUI, 36 NON, 6 abstentions) mais aussi classée (104 OUI, 40 NON et 2 abstentions) à une large majorité. Un traitement qui n’a pas étonné son auteur qui a pourtant salué le traitement du parlement, Mathias Müller:
« C’était une très bonne discussion »
Devant l’hémicycle, le président du Conseil-exécutif, Pierre-Alain Schnegg a martelé mardi matin que le gouvernement pesait chacune de ces décisions en lien avec la crise sanitaire et était pleinement conscient des impacts lourds qu’elles pouvaient entrainer, en particulier sur la jeunesse. « Nous ne faisons pas cela de gaieté de cœur » a-t-il répété à maintes reprises en soulignant la difficulté de se projeter actuellement vu l’instabilité des chiffres. « Avec ce que nous savons aujourd’hui, nous n’ouvririons pas les restaurants à ce moment ». a lâché gravement le Directeur de la santé. Vu les circonstances, le président du Conseil-exécutif a appelé tous les acteurs politiques à tirer sur la même corde pour le bien du pays et du canton tout en reconnaissant que le gouvernement bernois « n’avait certainement pas tout fait juste ».
Pas de cure de vitamine D
Toujours dans le dossier de la pandémie, les députés se sont penchés sur une motion de Samuel Kullmann. L'élu UDF de Thoune souhaitait améliorer le système immunitaire de la population pour contrer le covid-19 en ayant recours à une supplémentation de vitamine D. Le Conseil-exécutif a appelé au rejet de cette proposition sachant que les études à ce sujet sont contraditoires et n'apportent pas de preuve claire qu'un apport de vitamine D aide à se défendre contre le coronavirus. Le Grand Conseil a suivi l'avis de son gouvernement et a balayé l'intervention malgré sa transformation en postulat. /nme









