Braquages à l'italienne

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland revient sur une série de braquages de banques commis ...
Braquages à l'italienne

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland revient sur une série de braquages de banques commis en 2015 dans le canton. L'un des co-auteurs italiens doit répondre de brigandages en bande

L'audience se déroule à Bienne devant les juges du Tribunal régional Jura bernois-Seeland. L'audience se déroule à Bienne devant les juges du Tribunal régional Jura bernois-Seeland.

C’était en 2015. Plusieurs banques du canton de Berne ont été prises pour cible par des brigands. Des braquages sans violence, et parfois sans succès, notamment à Bienne ou encore à Jegenstorf. L’un des membres de la bande était devant les juges mercredi matin à Bienne. L’homme qui s’est présenté devant le tribunal est un Italien du sud. Il a débarqué en Suisse en 2015 avec plusieurs de ses compatriotes dans le but de sortir de sa situation financière précaire. C’est ce que la bande a essayé de faire, mais de manière inacceptable selon les termes du procureur.


Faux revolver

Plusieurs braquages ont été orchestrés, toujours selon le même mode opératoire : repérage dans les banques, puis action : deux hommes qui s’y introduisent et menacent les employés avec un faux revolver, d’autres qui surveillent. Jamais de violence, ni physique, ni verbale. Et au final un butin relativement maigre : 80'000 francs en tout et pour tout, après plusieurs attaques durant la même année. « On peut parler d'un certain amateurisme », relève le procureur, qui fait référence aux quelques tentatives avortées. Le représentant du Ministère public en a profité pour évoquer les systèmes de sécurité qui prévalent dans les établissements bancaires, notamment l'impossibilité pour les malfrats de soustraire de grands montants d'argent liquide.


Naïveté ?

La plupart des membres de la bande ont déjà été arrêtés, notamment le cerveau qui a d'ailleurs écopé d’une peine de sept ans de prison pour brigandages et tentatives de brigandages. Le rôle du prévenu peut paraître secondaire. Il n’a été que le chauffeur et a d’ailleurs joué la carte de la naïveté et de la contrainte devant les autorités judiciaires. Pas de quoi émouvoir le procureur, qui a requis une peine de 36 mois de prison, dont 18 fermes. Le défenseur du prévenu estime lui qu’il s’agissait d’une erreur de parcours, avec un repentir sincère. Les 15 mois de détention préventive déjà purgés par son client suffisent amplement, selon lui. A noter que le prévenu a été arrêté l’an dernier en Italie puis extradé vers la Suisse en attente de son jugement. Le tribunal rendra son verdict vendredi matin. /oza


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