Le Conseil de ville l’a accepté mercredi soir. Les décisions du département de l’action sociale passeront par une commission spéciale. Beat Feurer, le directeur du dicastère, désapprouve ce système
A Bienne, les décisions de la direction de l’action sociale passeront par une commission spéciale dès 2022. C’est ce qu’a décidé le Conseil de ville mercredi soir. Le groupe en question sera composé de quatre à huit représentants des groupes parlementaires ainsi que de trois experts indépendants.
Sept ans de discussions
La motion avait été déposée par Ruth Tennenbaum en 2014, puis acceptée sous forme de postulat en 2015. Le délai de réalisation a été prolongé, et en 2018, le Conseil de ville a préféré approfondir la question. Il a donc créé une commission ad hoc, qui a mandaté des experts pour fournir un rapport détaillé de la situation. Celui-ci aurait dû être présenté en 2020, mais la pandémie a retardé le processus. Mercredi soir, la majorité de la commission s’est finalement exprimé en faveur de la création d’une commission de l’action sociale (CAS), comme proposé dès le départ, alors qu’une minorité préférait le statu quo.
Qui préside ?
La question principale qui a occupé les débats mercredi soir est la présidence de cette nouvelle CAS. Le directeur de l’action sociale doit-il nécessairement occuper ce rôle ? Le PRR et l’UDC se sont alliés pour un amendement dans ce sens, qui rejoint l’avis de la minorité de la commission parlementaire. La fraction PS-JS demandait que ce ne soit pas inscrit dans le nouveau règlement. Un amendement d’ailleurs accepté par l’assemblée.
Coup d’état
Le directeur de l’action sociale Beat Feurer dénonçait déjà à l’époque une « attaque politique » pour réduire son champ d’action. Mercredi, il a qualifié ce postulat de « coup d’état » :
Selon lui, il s’agit purement et simplement d’un transfert de compétences entre un élu du peuple (le conseiller municipal) et un groupe qui n’a pas été élu par les citoyens (la CAS). Il estime en outre que ce nouveau système donnera davantage de travail à son dicastère, pour une marge de manœuvre minime :
La CAS devra se réunir dix fois par an. Selon Beat Feurer, c’est loin d’être suffisant pour assumer ses tâches.
Retrouvez ici les autres décisions du Conseil de ville de Bienne mercredi. /cbe









