Des radars pour remplir les caisses

Mercredi, le Conseil de ville de Bienne a accepté un crédit de près de 400'000 francs pour ...
Des radars pour remplir les caisses

Mercredi, le Conseil de ville de Bienne a accepté un crédit de près de 400'000 francs pour l’achat de nouvelles caméras qui surveillent le respect des feux rouges et de la vitesse

La ville de Bienne va investir dans des caméras pour surveiller le respect des feux rouges et de la vitesse. (Photo d'illustration - archives) La ville de Bienne va investir dans des caméras pour surveiller le respect des feux rouges et de la vitesse. (Photo d'illustration - archives)

Réunis en séance mercredi au Palais des Congrès, les élus du Conseil de ville de Bienne ont accepté un crédit de 365'000 francs. Cet argent servira à acheter de nouvelles caméras pour surveiller le trafic en ville. Notamment le respect des feux rouges et des limitations de vitesse. Depuis 2014, les recettes provenant des amendes ont baissé d’un million de francs. Avec les nouveaux appareils, la ville espère 567'000 de recettes supplémentaires par année. Ce qui remplira l’un des objectifs du programme d’assainissement des finances de 2016. La fraction UDC – Les Confédérés est montée au front, dénonçant une nouvelle pénalisation des automobilistes. Plusieurs élus de ce groupe ont rappelé que les radars doivent avant tout servir à la prévention et non à remplir les caisses. Mais cela n’a pas suffi à convaincre le Parlement, qui a accepté le crédit.


Gazon et bâtiment scolaire

Parmi les autres décisions du Conseil de ville mercredi, le gazon synthétique des Tréfileries III sera remplacé. Le terrain est utilisé par de nombreux clubs de football et de football américain. L’éclairage de l’infrastructure sera également remplacé par des LED, le tout pour un millions de francs. Les parlementaires ont aussi accepté de prolonger la location du bâtiment situé à la rue des Pianos 55, qui accueille actuellement cinq classes d’école enfantine.


La Commission de gestion met les points sur les i

La séance a commencé avec une intervention de Natacha Pittet, la présidente de la Commission de gestion, et d’Anna Tanner, vice-présidente. Un message délivré dans les deux langues afin qu’il soit compris de tous. Le rôle de cet organisme est d’analyser les affaires que traitera le Conseil de ville afin de procéder à des vérifications si besoin.

Ses représentantes ont dénoncé la perte de temps engendrée par des demandes de précisions et de papiers récurrentes. « Nous ne pouvons plus travailler ainsi », a asséné Natacha Pittet. La Commission de gestion a annoncé que les rapports seraient retirés de l’ordre du jour s’ils étaient incomplets ou imprécis, peu importe le degré d’urgence de l’affaire. Cette décision sera effective dès la séance de juin.


Le Conseil de ville a également validé la réorganisation du département de l'action sociale, à lire ici. /cbe


 

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