Le Conseil de ville de Bienne était réuni jeudi soir pour la deuxième partie de sa séance d’avril. Il a traité plusieurs postulats et interpellations.
Harcèlement de rue
Un postulat déposé par les Verts demandait à l’exécutif d’étudier l’ampleur du harcèlement de rue dans la cité seelandaise. Le Conseil municipal s’est dit intéressé à rassembler des informations à ce sujet via un site internet, comme le proposait le texte. A la question de savoir pourquoi le harcèlement ciblé contre les femmes ne figurait pas parmi les mesures prises l’an dernier contre l’homophobie et la transphobie dans l’espace public, l’exécutif a répondu qu’un dossier était en préparation sur ce thème en particulier. Le postulat n’a pas été combattu, et a donc été accepté.
Conseil du climat
Un postulat demandait de créer un Conseil du climat, qui serait composé de citoyens biennois tirés au sort. Ce groupe pourrait réfléchir à des actions en faveur de l’écologie et déposer des interventions parlementaires. Les Radicaux Romands et l’UDC ont critiqué la légitimité d’un tel Conseil. « Ce n’est pas plus démocratique de tirer au sort que d’élire un parlement », a déclaré Natacha Pittet à la tribune (PRR). « Ca donnera trop de blabla et ça n’apportera rien », a estimé Jürg Scherrer (UDC). S’il a soutenu le postulat, le Centre Mohamed Hamdaoui a quant à lui demandé des résultats sérieux et efficaces en cas de concrétisation. La directrice de l’environnement Lena Frank a rappelé qu’un Conseil du climat tel quel ne serait possible que sous le nouveau règlement de la ville. Le postulat a tout de même été accepté par la majorité.
Pigeons des villes
Combien y a-t-il de pigeons à Bienne ? Quel est leur état de santé ? Ces questions ont été posées par Susanne Klaus (PS) dans une interpellation. Le Conseil municipal estime à 300 le nombre total de ces oiseaux. La ville collabore avec la Société protectrice des animaux Bienne – Seeland – Jura bernois et la Colonie des cygnes pour la « gestion » des pigeons. Il est plutôt rare d’en retrouver morts ou malade, les autorités partent du principe qu’ils se portent bien. L’autrice du texte n’était pas satisfaite de ces réponses, elle aurait espérer davantage de précision, et a milité pour un management des pigeons exemplaire et respectueux des animaux, qui selon elle représente une bonne carte de visite pour la ville.









