La Haute école spécialisée bernoise a développé des procédés pour transformer des ressources végétales en matières premières renouvelables. Elle présentait jeudi son installation pilote
Le bois pourrait peut-être un jour remplacer le pétrole. L’Institut des matériaux et de la technologie du bois de la Haute école spécialisée bernoise a mise au point une machine capable d’extraire des substances végétales à partir de biomasse telle que le bois. Cette machine est est installée à Bienne sur le site du département d’Architecture, bois et génie civil de la Haute école.
Le processus de transformation est relativement simple. On verse par exemple des écorces d’épicéas dans le réservoir principal. De l’eau chauffée à plus de 80 degrés va ensuite dissoudre les composants. Après plusieurs extractions, l’eau s’évapore et il ne reste plus qu’un liquide hautement concentré, qui sera ensuite transformé en une fine poudre.
Cette poudre extraite de ressources naturelles pourrait servir d’alternative au pétrole dans des adhésifs plus écologiques par exemple ou dans des résines très résistantes au feu. Selon Ingo Mayer, responsable du Centre BFH Bois – ressource et matériau, cette technologie permet notamment d’exploiter les déchets issus des scieries. Une manière de se rapprocher d’une bioéconomie climatiquement neutre.
L’équipe de recherche se prépare maintenant à l’étape suivante. En collaboration avec une entreprise spécialisée dans le bois, elle prévoit de passer à une production à l’échelle industrielle. /ddc









