Une épée de Damoclès au-dessus du chauffard

Auteur d'une course-poursuite en 2018, un jeune homme a été condamné vendredi à Moutier à 30 ...
Une épée de Damoclès au-dessus du chauffard

Auteur d'une course-poursuite en 2018, un jeune homme a été condamné vendredi à Moutier à 30 mois de prison. Une peine toutefois suspendue à son futur comportement

 Le Tribunal Jura bernois-Seeland donne une chance au jeune prévenu. (Photo : archives) Le Tribunal Jura bernois-Seeland donne une chance au jeune prévenu. (Photo : archives)

Trente mois de prison, mais une peine suspendue à son futur comportement. Le jeune homme auteur d’une course-poursuite en août 2018 dans la banlieue de Berne a pris connaissance de son jugement vendredi à Moutier, dénouement d'une audience qui s'était ouverte lundi. Les cinq juges du Tribunal Jura bernois-Seeland ont renoncé à l’envoyer directement derrière les barreaux, malgré la récidive - il avait déjà fauté en tant que mineur - et une longue liste d'infractions. En justice, il y a le droit, souvent rigide, mais les aspects humains peuvent aussi peser dans la balance. Dans le cas présent, le prévenu a prouvé depuis deux ans qu’il avait tiré les leçons de ses erreurs. Plus aucun délit, un apprentissage suivi avec sérieux et une belle implication, des retours positifs de ses mentors : en résumé, un pronostic plutôt favorable et confirmé d'ailleurs par une récente expertise psychologique. Voilà pour la situation actuelle. Mais le juge l’a répété vendredi : elle n’efface pas les délits commis en 2018. Et surtout cette folle course-poursuite.


Huit minutes de criminalité intense

Le prévenu avait volé une voiture, conduit sans permis, souvent en dépassant les limitations. Et quand la police l’a pris en chasse, il avait tenté de fuir en adoptant une conduite dangereuse - c'est un euphémisme -  qui aurait pu être fatale à d’autres usagers, piétons ou cyclistes. La loi est claire : les délits de chauffard sont passibles de peine privative de liberté. Le tribunal a toutefois décidé de la suspendre à une mesure thérapeutique ambulatoire. Le président du tribunal, Josselin Richard, ne veut pas balayer tous les efforts que le jeune homme a fourni ces 24 derniers mois. La balle est désormais dans son camp. Il devra suivre scrupuleusement les règles de conduite, sans quoi l'épée de Damoclès qui flotte au-dessus de sa tête s'abattra. /oza


 

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