Les exécutifs communaux et cantonaux pourront continuer de formuler des recommandations de vote. Mardi matin, le Grand Conseil a rejeté par une courte majorité une motion qui demandait de restreindre la possibilité du gouvernement et des exécutifs des communes de s’exprimer sur des objets cantonaux et fédéraux.
La motion, portée par l’UDC, voulait que les organes exécutifs soient plus impartiaux et ne livrent plus de recommandations de vote, que ce soit sur des sujets d’importance inférieures ou supérieures, comme les votations fédérales. Le texte s’appuie sur la situation actuelle : le Conseil-exécutif a livré ses recommandations de vote sur les cinq objets fédéraux du scrutin de dimanche 13 juin. Selon les motionnaires, ce n’est pas le rôle du gouvernement bernois de dire aux citoyens comment voter, cela va à l’encontre de la liberté d’opinion et de formation de l’opinion. Un avis partagé par le Centre, l’UDF et les Verts-Libéraux.
Pour la gauche et la majorité du PLR et du PEV, cette motion n’est pas nécessaire car la question est déjà réglementée au niveau fédéral. Il n’y a pas eu, dans cette prise de position sobre, d’abus de la part du Conseil-exécutif et il n’est surtout pas question de le museler. Tant le gouvernement bernois que les groupes du Grand Conseil opposés à la motion relèvent que les recommandations n’ont pas pour but d’influencer la décision des citoyens, mais uniquement de donner l’avis, de manière informative, du gouvernement de manière collégiale.
Les deux objets de la motion ont donc été rejetés par la gauche, le PEV et une grande partie du PLR. /lyg









