Un accident de travail mortel devant la justice

Deux hommes comparaissaient lundi devant le Tribunal régional Jura bernois-Seeland après la ...
Un accident de travail mortel devant la justice

Deux hommes comparaissaient lundi devant le Tribunal régional Jura bernois-Seeland après la chute mortelle d’un ouvrier en novembre 2017 à Moutier

Le tribunal régional Jura bernois-Seeland a traité lundi d'un accident de travail mortel. (Photo : archives). Le tribunal régional Jura bernois-Seeland a traité lundi d'un accident de travail mortel. (Photo : archives).

La justice s’est penchée ce lundi sur accident de travail mortel. Deux hommes comparaissaient devant le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. Un patron et un chef de chantier doivent répondre d’homicide par négligence après le décès d’un ouvrier survenu en novembre 2017, lors de travaux sur un toit de l’entreprise Tornos dans la cité prévôtoise.


Des manquements pointés du doigt

Il était environ 10h ce mercredi 22 novembre lorsque l’ouvrier en question s’est retrouvé pendu dans le vide, accroché d’une seule main à la barrière de l’échafaudage, avant de chuter de plus de dix mètres. Un tragique accident qui peut, selon l’avocat des trois enfants de la victime, être imputé au patron de l’entreprise et au chef de chantier. Ces derniers auraient fait preuve de négligence lors de la pose de l’échafaudage. L’avocat souligne que des manquements ont été relevés dans une expertise et que ceux-ci sont à l’origine du drame. Il estime que la victime a trébuché et que la barrière a cédé sous son poids.


Un acte insensé pour la défense

Pour la défense, la théorie de l’accident est improbable. La dernière expertise relève, en effet, que la chute est due à l’ouverture de la barrière, mais l’hypothèse d’un défaut technique et d’une ouverture involontaire est jugée faible. Pour les avocats des deux prévenus, il faut admettre que la victime a elle-même ouvert cette barrière pour une raison indéterminée.

La défense ne conteste pas les manquements constatés par la Suva, mais elle estime que l’ouvrier aurait de toute façon chuté. Les deux avocats ajoutent que le patron et le chef de chantier ne pouvaient pas prévoir l’imprévisible lors du montage de l’échafaudage, à savoir un comportement insensé et totalement inadéquat de l’employé consistant à ouvrir la barrière. 


Un verdict vendredi 

Face au manque de preuves permettant de conclure à une faute ou une négligence des deux prévenus, la défense demande leur acquittement.

Le Ministère public requiert des peines pécuniaires (120 jours-amendes pour le patron et 90 pour le chef de chantier) avec un sursis de deux ans. Le jugement sera rendu vendredi matin. /alr


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