Le scarabée japonais persona non grata

Le scarabée japonais n’a pas sa place en Suisse. Très vorace, l’insecte est une menace pour ...
Le scarabée japonais persona non grata

Le scarabée japonais n’a pas sa place en Suisse. Très vorace, l’insecte est une menace pour l’agriculture, tant au stade larvaire qu’à l’âge adulte. Le canton de Berne a mis en place un formulaire électronique pour signalée les observations ou les suspicions d’infestation

(Photo  : Bruce Marlin, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons) (Photo : Bruce Marlin, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons)

Il ressemble à un hanneton, mais n’a rien à faire sous nos latitudes. C’est le scarabée japonais. Il a été observé pour la première fois en Suisse en 2017, au sud du Tessin. Ce qui le différencie de son cousin helvète, c’est une série de 5 petites touffes de poils blancs en bordure de carapace.

Le problème avec cet insecte, c’est que ses larves et ses individus adultes sont très voraces et peuvent causer des dégâts considérables aux cultures comme l’explique Michel Gygax, le responsable de la station phytosanitaire du canton de Berne :

En Suisse, aucun produit phytosanitaire autorisé n’arrive pour le moment à venir à bout du scarabée japonais. La meilleure arme actuellement, c’est la délation. Le canton de Berne a mis en ligne un formulaire pour annoncer les cas. À ce jour, il n’y a eu que des fausses alertes. Michel Gygax explique ce qu’il se passerait si d’aventure un scarabée japonais décidait de se poser quelque part dans le canton de Berne, sous l’œil averti d’un observateur :

Le scarabée japonais n’a pas d’ennemis naturels connus en Suisse et sa prolifération aurait de lourdes conséquences écologiques et économiques, peut-on lire sur le site internet de la Confédération. Signaler la présence du scarabée japonais est obligatoire sur l’ensemble du territoire national. /cwi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus