Une pétition au service des employés agricoles

Deux syndicats romands ont lancé une pétition aux cantons de Berne et de Zurich pour abaisser ...
Une pétition au service des employés agricoles

Deux syndicats romands ont lancé une pétition aux cantons de Berne et de Zurich pour abaisser le nombre d’heure de travail des employés agricoles et augmenter le salaire minimum

Les deux syndicats romands souhaitent notamment réduire le nombre d'heures de travail par semaine des employés agricoles. (Photo d'illustration: Pixabay) Les deux syndicats romands souhaitent notamment réduire le nombre d'heures de travail par semaine des employés agricoles. (Photo d'illustration: Pixabay)

Les employés agricoles méritent de meilleures conditions de travail. C’est l’avis des syndicats romands Résistance au plat du jour et Pour une agriculture socialement durable (Agrisodu). Ils ont lancé une pétition le 1er mai aux cantons de Berne et de Zurich. L’objectif est d’abaisser le nombre d’heures de travail des employés agricoles de 55 à 45 heures par semaine. L’autre but est d’augmenter le salaire brut minimal à 4'000 francs par mois. 


Un effet domino 

Les syndicalistes s’attaquent aux cantons de Berne et de Zurich pour plusieurs raisons. D’une part, la situation des employés agricoles romands est déjà meilleure qu’en Suisse allemande. Mais d’autre part ils ont un objectif bien précis. Zurich et Berne sont d’immenses producteurs. Les pétitionnaires espèrent ainsi qu’ils servent de modèles. Si ces deux cantons acceptent d’entrer en matière, il y a de fortes chances que d’autres cantons romands suivent le pas comme le souligne Philippe Sauvin, membre d’Agrisodu.  


Des exigences «  réalistes  »

Selon Philippe Sauvin, ces exigences ne sont pas exagérées. Il souligne le fait qu’aucun autre secteur en Suisse n’a des conditions de travail aussi dures en termes d’heures et de salaire. Il estime ainsi que les agriculteurs doivent avoir le droit de vivre dans une meilleure situation. Le syndicaliste n’exclut cependant pas que cela pourrait mettre certaines petites exploitations dans l’embarras. Mais il tient à signaler que c’est la même chose pour tous les autres secteurs de l’économie. Il conclue d’ailleurs en disant « que la production est tributaire d’une population principalement migrante et que toutes personnes qui travaillent dans le milieu agricole doit pouvoir vivre dignement de son salaire  ». /lge


 

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