La météo maussade n'a peut-être pas fait le bonheur des terrasses et des piscines, mais elle a souri aux activités d'intérieur. Elle a notamment permis aux cinémas de faire le plein cet été. Combiné avec la sortie de films attendus comme Kaamelott ou Fast and Furious, le mois de juillet a particulièrement été bon. « On a enregistré environ 1'600 entrées ce mois » explique Daniel Chaignat, administrateur du Cinématographe de Tramelan. Ce nombre est particulièrement haut en cette saison, même en comparaison avec des années « normales » hors pandémie. Les spectateurs n’ont toutefois pas attendu la pluie pour regagner les salles obscures. Daniel Chaignat précise que depuis la réouverture des cinémas mi-avril, le nombre de tickets vendus est plus que satisfaisant.
Du côté des musées aussi, on a le sourire. Au Nouveau Musée Bienne (NMB) d’ailleurs, Bernadette Walter ne s’en cache pas : « chez nous, on peut dire que c’était le beau temps ! » Les chiffres exacts ne sont pas encore connus, mais la directrice de l’institution remarque que les visiteurs ont été plus nombreux que d’habitude à déambuler à travers les expositions, certains pour la première fois, note-t-elle. Le musée était un peu le « programme alternatif » pour ces vacances marquées par les intempéries, résume Bernadette Walter.
Les théâtres aussi ont profité de cette situation. Cet été, de nouvelles créations ont été proposées par Nebia et le public a répondu présent. Les spectacles qui se déroulaient en intérieur ont affiché complet, se réjouit Marynelle Debétaz. La directrice a même été surprise de voir que des productions en plein air ont aussi attiré un public nombreux la semaine dernière. « Deux représentations se sont jouées sous la pluie. 140 personnes ont assisté à la première et à la deuxième, qui a même dû être interrompue à cause du temps, une centaine de spectateurs étaient présents » détaille-t-elle.
Du soleil à l’horizon
Le retour à un temps plus clair ne péjore pas les perspectives des différents acteurs. Côté cinéma, la sortie de nouveaux films comme Ma Fabuleuse Wanda, Géants d’hier et d’aujourd’hui de Blaise Droz ou encore le prochain James Bond va permettre de continuer de drainer les foules d’après Daniel Chaignat. L’administrateur du Cinématographe craint toutefois, à plus long terme, une autre compétition que celle du soleil : celle des plateformes de vidéos à la demande (comme Disney+ ou Amazon Prime par exemple) dont certaines ont été lancées au début de la pandémie l’an dernier. Il se veut malgré tout positif face à cette situation : « on ne remplacera pas le cinéma » explique-t-il.
L’optimisme est aussi de mise du côté de Nebia. Marynelle Debétaz explique qu’il est malgré tout compliqué de se projeter trop loin à l’heure actuelle. La pandémie a en effet changé les habitudes des spectateurs qui tendent désormais à réserver leurs places à la dernière minute. « Cette situation a peut-être aussi été accentuée par la météo » note la directrice du théâtre. /amo









