Un Baitchai pas comme les autres

Le Baitchai en plein mois d'août et à Delémont... c'était le monde à l'envers vendredi soir ...
Un Baitchai pas comme les autres

Le Baitchai en plein mois d'août et à Delémont... c'était le monde à l'envers vendredi soir : les baitchaiteurs de Saignelégier sont venus présenter leur tradition carnavalesque dans la Vallée, dans le cadre de l'exposition « Bas les masques »

Les baitchaiteurs de Saignelégier ont fait la route pour chasser les mauvais esprits de Delémont, et faire découvrir leur tradition aux gens de la Vallée. Les baitchaiteurs de Saignelégier ont fait la route pour chasser les mauvais esprits de Delémont, et faire découvrir leur tradition aux gens de la Vallée.

Il y avait du bruit, beaucoup de bruit vendredi soir dans la Vieille ville de Delémont. Les baitchaiteurs de Saignelégier sont descendus de leur montagne pour venir présenter leur tradition carnavalesque aux gens de la Vallée. Invités dans le cadre de l'exposition « Bas les masques » du Musée jurassien d'art et d'histoire, ils étaient une quarantaine à défiler dans les rues pendant une trentaine de minutes environ, pour chasser les mauvais esprits. C'est la première fois que le Baitchai s'exporte ainsi, et qu'il a lieu en plein mois d'août. Les baitchaiteurs ont aussi dû se passer de la présence de leur guide, Olivier Luder, absent pour raison de santé.

Chaleur estivale et décor moins montagnard

Qu'à cela ne tienne, les baitchaiteurs et baitchaiteuses (les femmes peuvent participer à cette tradition depuis 2019 !) s'en sont donné à coeur joie. Tambours, cornes et sifflets ont résonné dans un décor peu commun pour les habitués : « C’est différent, chez nous on fait ça en plein hiver, on a les bonnets, les doudounes… et puis on ne voit personne, c’est en plein milieu de la nuit… Alors que là, on nous observait depuis les terrasses ; d’ailleurs on nous regardait assez bizarrement », s’amuse Norine, présentée comme la relève du Baitchai. L'adolescente relève toutefois le plaisir d'avoir pu faire vivre cette tradition en pleine pandémie, alors que les festivités avaient dû être annulées cet hiver.

Un moment festif et de partage

Pour Nathalie Fleury, conservatrice du Musée d'art et d'histoire, c'était un réel plaisir de voir cette tradition purement franc-montagnarde se tenir à Delémont, et d'avoir un moment festif à partager en Vieille Ville. «Pour moi, un musée, c’est le lieu du lien. Un événement comme celui-ci permet de partager énormément de choses », déclare la conservatrice. Et la petite foule amassée devant le bâtiment a semblé ravie elle aussi : les bravos ont retenti presque aussi fort que les tambours du Baitchai. /cto


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