La partie francophone du canton de Berne améliore sa dotation en places d'accueil pour adolescents et jeunes en grande difficulté. Un soulagement pour plusieurs députés de la région, qui avaient déposé une motion
Les adolescents et jeunes en difficulté bénéficieront de places d’accueil adaptées dans la région. Un groupe de coordination cantonal y travaille, c’est la réponse donnée par le Conseil-exécutif à une motion déposée par plusieurs députés francophones. Ces derniers s’inquiétaient d’un sérieux manque en la matière. Une inquiétude légitime d’ailleurs, le gouvernement le reconnaît. Jusqu’à tout récemment, les jeunes en crise profonde, déscolarisés ou qui souffrent de troubles d’addiction ou comportementaux n’avaient pas de refuge, soit des places d’accueil à vocation d’accompagnement, de réinsertion sociale, scolaire ou professionnelle.
Cinq nouvelles offres
Deux rapports publiés en 2019 ont mis le doigt sur le problème. Et le canton a réagi : il a constitué un groupe de coordination qui porte déjà ses fruits. Cinq nouvelles offres ont été créés. Elles représentent 14 places d’accueil d’urgence et 16 places pour enfants et jeunes très vulnérables dans la partie francophone du canton. On trouve désormais de nouvelles places au Centre accueil d'urgence et d'observation temporaire (CAUT) à Bienne, à la Pimpinière à Tavannes ou encore au Centre éducatif et pédagogique de Courtelary. La dernière nouveauté est une nouvelle institution baptisée Le Passage. Elle sera ouverte à Corgémont cet automne et proposera douze places d’accueil pour adolescents avec troubles psychosociaux. « On va dans la bonne direction », s'est réjoui mardi la porte-parole des motionnaires, la socialiste Sandra Roulet-Romy, qui a pris connaissance de l'avancée du dossier. Les motionnaires vont analyser en détail l’offre reconsidérée afin de voir si elle couvre les manques qu'ils avaient identifiés. Le Conseil-exécutif, lui, propose au Grand Conseil d’adopter la motion et de la classer comme étant réalisée. /oza









