Interdire les thérapies de conversion

La députée biennoise Samantha Dunning demande au canton d'interdire les thérapies de conversion ...
Interdire les thérapies de conversion

La députée biennoise Samantha Dunning demande au canton d'interdire les thérapies de conversion, qui visent à changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne. Le Conseil-exécutif assure qu'il veille au grain

Toute thérapie visant à transformer l'orientation sexuelle d'une personne est à proscrire sur les plans humain, juridique et médical selon le Conseil-exécutif. (Image d'illustration) Toute thérapie visant à transformer l'orientation sexuelle d'une personne est à proscrire sur les plans humain, juridique et médical selon le Conseil-exécutif. (Image d'illustration)

L’homosexualité n’est pas une maladie. Elle n’a donc pas besoin d’être guérie. Le Conseil-exécutif s’oppose fermement aux thérapies dites de conversion, qui visent à transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Elles existent, en Suisse aussi, et même très certainement dans le canton de Berne. D’où l’interpellation déposée par la députée biennoise Samantha Dunning. Le gouvernement vient d'y répondre.


Aussi en Suisse

La socialiste n’y va pas par quatre chemins. Il faut interdire dans le canton les thérapies de conversion, des « traitements » qualifiés de discriminatoires, cruels, inhumains et dégradants par une experte dans un rapport adressé à l’ONU l'an dernier. Le document va même jusqu’à les assimiler à des actes de torture, psychique notamment. Ce qui inquiète en Suisse, c’est que ces pratiques ont semble-t-il augmenté ces derniers temps, surtout depuis qu’elles ont été interdites en Allemagne. Des praticiens ont migré dans notre pays, ce qui a poussé plusieurs cantons à réagir. Genève a adopté une motion pour interdire les thérapies de conversion. Vaud, Bâle-Ville et Zurich travaillent aussi sur la question.


Le canton est attentif

Dans le canton de Berne, rien de concret pour l’heure, mais le Conseil-exécutif est catégorique : on ne touche pas à la liberté d’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Reste que pour l'instant, aucun cas identifiable n'a été détecté dans le canton. Pas étonnant puisque ces pratiques sont souvent discrètes et confidentielles. Mais le gouvernement avertit : un psychologue ou médecin qui en userait violerait les règles déontologiques. Il pourrait par exemple se voir retirer son autorisation d’exercer.

Il n’y a actuellement pas de dispositions pénales en Suisse pour punir les thérapies de conversion. D’après le gouvernement bernois, une telle démarche devrait d'ailleurs être entreprise, mais au niveau de la Confédération. /oza



Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus