Une affaire de mœurs devant les juges

Un homme comparaît depuis mercredi à Moutier pour actes d'ordre sexuel avec enfant. Il aurait ...
Une affaire de mœurs devant les juges

Un homme comparaît depuis mercredi à Moutier pour actes d'ordre sexuel avec enfant. Il aurait commis ces gestes à de nombreuses reprises à l'encontre de sa belle-fille

Trois juges traitent cette affaire au sein du Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. (Photo : archives). Trois juges traitent cette affaire au sein du Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Moutier. (Photo : archives).

C’est une affaire de mœurs qui occupe trois juges du Tribunal régional Jura bernois-Seeland depuis mercredi matin à Moutier. Un homme d’environ 50 ans doit répondre d’actes d’ordre sexuel avec un enfant, en l’occurrence son ex-belle-fille aujourd’hui âgée de 20 ans. Le prévenu a toujours considéré la victime comme sa propre fille. C’est une fois que celle-ci a atteint l’âge de 11 ans que la situation aurait commencé à déraper. D’abord par quelques remarques déplacées, des tapes sur les fesses, attouchements parfois prolongés. Il est aussi fait mention de mains passées sous le t-shirt ou de plaquages contre le mur. Plus marquant encore, le prévenu se serait introduit dans la chambre de sa belle-fille à plusieurs reprises, il se serait couché sur elle pendant qu’elle dormait en réalisant des mouvements de va et vient. Des actes commis également sur le canapé sous forme de jeux, jusqu’à la toucher une fois par-dessus la culotte. 


« J’avais peur qu’on me juge »

L’affaire a finalement éclaté plus tard, l’an dernier, soit plusieurs années après la séparation entre le prévenu et la mère de la victime. Une victime qui assure qu’elle avait voulu en parler avant. Des tentatives qui se sont cantonnées à quelques mots, mais les gestes ont souvent été pris pour des actes maladroits, d'« innocentes taquineries ». « J’avais honte. Je pensais que j’exagérais, j’avais peur qu’on me juge », c’est ce qu’elle déclaré mardi matin en pleurs devant le tribunal. Et à la question de son défenseur, qu’il lui a demandé ce qu’elle attendait de ce jugement, la jeune femme a répondu : « Je veux la reconnaissance de ce qui s’est passé. » Elle a aussi demandé à ce que son beau-père reçoive de l’aide par rapport aux déviances dont il est accusé.

La jeune femme est suivie psychologiquement. Elle a déclaré être de nature angoissée et sujette à des cauchemars et troubles depuis ces événements qui se sont étalés sur plusieurs années. Le prévenu, lui, s’est lui défendu d’avoir commis de tels actes lors de ses différentes auditions. Il a également évoqué une possible réaction à la procédure de divorce toujours en cours avec la mère de la victime. Le jugement de cette affaire sera rendu la semaine prochaine. /oza


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