Fusillade de Zoug : 20 ans après, le conseiller d’Etat Mario Annoni se souvient

Le 27 septembre 2001, un homme tuait quatorze personnes et en blessait quinze autres au Parlement ...
Fusillade de Zoug : 20 ans après, le conseiller d’Etat Mario Annoni se souvient

Le 27 septembre 2001, un homme tuait quatorze personnes et en blessait quinze autres au Parlement de Zoug. Conseiller d’Etat bernois au moment des faits, Mario Annoni raconte l’onde de choc qu’a provoqué cette tuerie dans tout le pays et à Berne

Quatorze personnes avaient trouvé la mort dans la fusillade du 27 septembre 2001 à Zoug. (Photo : Urs Flueeler - Keystone, archive) Quatorze personnes avaient trouvé la mort dans la fusillade du 27 septembre 2001 à Zoug. (Photo : Urs Flueeler - Keystone, archive)

C’était il y a 20 ans jour pour jour. La Suisse était secouée par une tuerie perpétrée au Parlement de Zoug. Le 27 septembre 2001 un homme, déguisé en policier, pénétrait dans le parlement et ouvrait le feu. Il tuait quatorze personnes, onze députés et trois conseillers d’Etat, avant de se donner la mort. Quinze personnes étaient également blessées au cours de cette fusillade. L’assassin avait laissé une note de suicide décrivant son action comme un jour de colère contre « la mafia de Zoug », lui qui se croyait la cible d’un complot gouvernemental. Le drame reste encore vif dans les mémoires, particulièrement dans celle de Mario Annoni, conseiller d’Etat bernois au moment des faits : 

Un choc qui a eu des répercussions immédiates, notamment en termes de sécurité dans les différents parlements du pays. Pour Mario Annoni il y a eu un « avant » et un « après » Zoug :

Vingt ans plus tard, la montée de la rancune voire de la haine contre les autorités politiques sur fond de crise sanitaire ne le laisse pas indifférent Mario Annoni :

Parmi les victimes de cette tuerie, des collègues et connaissances du Neuvevillois Mario Annoni. Un choc même si selon lui, dans le canton de Berne, la situation n’était pas autant anxiogène :

Pas le même profil, mais des réactions partout en Suisse tout de même. La sécurité a été augmenté dans les Parlements. A titre d’exemple, des contrôles ont été instaurés à l’entrée du Rathaus à Berne. Un bâtiment qu’on pouvait visiter quasi librement avant ces événements, et même pendant les sessions du Grand Conseil. /oza


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