Pas de fruit, pas de goutte

Les vergers de la région ont subi de lourds dégâts avec les intempéries de cet été. La récolte ...
Pas de fruit, pas de goutte

Les vergers de la région ont subi de lourds dégâts avec les intempéries de cet été. La récolte est très maigre et les distilleries sont momentanément à l’arrêt

Bertrand Saucy n'a pas de travail pour l'instant dans la distillerie du Petit-Val. Bertrand Saucy n'a pas de travail pour l'instant dans la distillerie du Petit-Val.

Un été capricieux lourd de conséquences pour les producteurs et maraîchers. Les intempéries qui ont frappé la Suisse ont fait beaucoup de dégâts sur les récoltes de fruits et légumes. Le gel tardif, la grêle, le vent et grandes quantités de pluie : la région n’a pas été épargnée. Dans les vergers, le gel a frappé à la fin du mois de mai, lorsque certaines espèces comme les pommes étaient en train de passer du stade de fleur à fruit. Les pertes sont donc colossales : à Loveresse, l’arboriculteur du verger de Beau-Site Raymond Maire estime ne pas pouvoir faire plus de 100 à 150 litres de jus cette année, alors que dans les grandes années, il a pu atteindre quelques 2'500 litres.


Pas de fruits à distiller

Qui dit pas de fruit, dit pas d’eau-de-vie. La distillerie du Petit-Val à Sornetan est au chômage technique, comme l’explique son responsable Bertrand Saucy :

La distillerie du Petit-Val fait partie de l’association d’arboriculture. Ce sont donc des bénévoles qui font ça sur leur temps libre. Ce qui leur permet de ne pas avoir de pertes financières malgré la situation. Les explications de Bertrand Saucy :

Malgré le calme plat en ce début de saison, la saison n’est pas totalement à jeter. Selon Bertrand Saucy, du travail pourrait arriver plus tard :

Les légumes également impactés

Le gel tardif, la grêle, le vent et grandes quantités de pluie de cet été ont également des conséquences sur les cultures de légumes. Selon l’Union maraîchère suisse, la disponibilité de légumes entre juillet et août a diminué de 10 à 20 % dans le pays. A la ferme du Beurnez à Pontenet, Christophe Mornod a vu ses cultures de courges décimées. Alors qu’il peut en récolter jusqu’à six tonnes lors de bonnes années, il estime ne pas en avoir plus d’une tonne cet automne. /lyg


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