La prison pour le beau-père

Un homme a été condamné mercredi à 6 mois de prison pour actes d’ordre sexuel avec enfant. ...
La prison pour le beau-père

Un homme a été condamné mercredi à 6 mois de prison pour actes d’ordre sexuel avec enfant. Il s’agit en l’occurrence de sa belle-fille âgée entre 11 et 17 ans au moment des faits

L'homme est interdit de toute activité ou travail avec des mineurs pendant 10 ans et devra verser une indemnité pour tort moral d’un montant de 10'000 francs à la victime. (Photo: archives). L'homme est interdit de toute activité ou travail avec des mineurs pendant 10 ans et devra verser une indemnité pour tort moral d’un montant de 10'000 francs à la victime. (Photo: archives).

Six mois de prison et 24 autres mois avec sursis. C’est la peine prononcée mercredi matin à Moutier contre un homme accusé d’actes d’ordre sexuel avec un enfant et avec une personne dépendante incapable de discernement. Les gestes ont été commis à l’encontre de sa belle-fille. Elle était âgée entre 11 et 17 ans au moment des faits. Comme souvent dans ce genre d’affaires, c’était la parole de l’un contre celle de l’autre, et c’était toute la difficulté pour le Tribunal régional Jura bernois-Seeland.


Des actes ambigus

Les faits se sont passés entre 2011 et 2017, ils ont donc été révélés à la justice bien après coup. Pas ou peu de témoins directs, et surtout des actes d’ordre sexuel souvent qualifiés d’ambigus : tapes sur les fesses avec une main parfois insistante, frottements, plaquages contre les murs, parfois même sur le canapé sous forme de jeu ou dans le lit de la victime quand celle-ci dormait. Une victime dont la crédibilité a été passée au crible. A ce propos, les trois juges ont été très clairs : les propos de la jeune femme sont constants, homogènes. Le fait qu’elle n’en ait pas parlé avant n’a rien d’exceptionnel, selon le président du tribunal Josselin Richard. Bien souvent, les victimes de ce genre d’actes ne se rendent même pas compte du caractère répréhensible de ces derniers. « Je me disais que c’était moi qui exagérait », s’est dit la jeune femme à plusieurs reprises.


« J’avais peur que les choses dérapent »

De son côté, le prévenu a souvent répété que les allégations de la victime étaient mensongères. C’est elle qui avait un comportement déplacé selon lui. Il s’est dit harcelé, tout en affirmant avoir craint que les choses dérapent avec elle. Incohérent, selon le tribunal, qui peine à croire à cette attitude, d’autant plus que le prévenu a aussi souligné que sa belle-fille le détestait. La balance a donc clairement penché en faveur de la jeune femme, une victime lourdement impactée sur le plan psychologique.

Le prévenu devra donc purger 6 mois de prison ferme. S’ajoutent à cela 24 mois avec un sursis de 4 ans. Il est interdit de toute activité ou job avec des mineurs pendant 10 ans et devra verser une indemnité pour tort moral d’un montant de 10'000 francs à la victime. La défense a d’ores et déjà annoncé qu’elle ferait appel de cette condamnation. /oza


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