Berne pressée d’agir sur une correction des eaux du Jura

Les intempéries qui ont fait déborder les lacs de Bienne et Neuchâtel cet été font réfléchir ...
Berne pressée d’agir sur une correction des eaux du Jura

Les intempéries qui ont fait déborder les lacs de Bienne et Neuchâtel  cet été font réfléchir jusqu’au Palais fédéral. Le PLR Damien Cottier a déposé une interpellation demandant au Conseil fédéral de participer à la 3e correction des eaux du Jura

Les inondations qui ont touché la région cet été, comme ici à La Tène, devraient faire avancer le projet de correction des eaux. Les inondations qui ont touché la région cet été, comme ici à La Tène, devraient faire avancer le projet de correction des eaux.

La Confédération doit-elle s’investir dans une nouvelle correction des eaux du Jura ? C’est en substance ce que demande une interpellation déposée fin septembre à Berne par le conseiller national PLR Damien Cottier. Le Neuchâtelois s’inquiète des inondations survenues durant dans la région et d’une possible recrudescence de ces événements.

Cet été, les inondations survenues en Suisse et dans l’Arc jurassien ont provoqué une montée des eaux dramatique des lacs de Neuchâtel et de Bienne. Alors que les experts du climat avancent que ce type d'épisodes risquent de se répéter, l’Arc jurassien doit-il prendre des mesures pour corriger ses eaux ? Les derniers travaux datent des années 1970.

Depuis 2018, des réflexions qui portent sur une nouvelle correction des eaux du Jura ont été partagées entre les différents acteurs et régions des Trois-Lacs. Cette troisième modification permettrait de mieux lutter contre les inondations, mais aussi contre les phases de sécheresse.


Quel rôle pour Berne ?

Se pose maintenant la question du rôle de la Confédération. Et c’est là le sens de l’interpellation de Damien Cottier. Le conseiller national demande si Berne ne devrait pas jouer un rôle plus actif dans ces projets de correction. En cela de mettre les Cantons, Communes, milieux agricoles et milieux de protection de l’environnement concernés autour de la table. La part financière du Conseil fédéral pourrait être augmentée pour donner une plus grande impulsion à ce projet.

Damien Cottier, conseiller national PLR

Du côté des milieux concernés notamment agricoles, les travaux sur une troisième correction ont commencé en 2018, surtout pour enrayer le problème des sécheresses. Mais l’appui de la Confédération apparaît comme le seul moyen d’arriver à réaliser le projet. Celui-ci reviendrait à un milliard de francs sur 30 ans selon les acteurs de la branche.

Le président de Pro Agricultura, Peter Thomet

La réponse du Conseil fédéral à l'interpellation de Damien Cottier interviendra lors de la session parlementaire de décembre. /jha


 

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