Fustier, ou l’art de façonner les rondins

A 38 ans, l’Orvinois Nicolas Aufranc troque sa blouse d’ambulancier pour reprendre sa tronçonneuse ...
Fustier, ou l’art de façonner les rondins

A 38 ans, l’Orvinois Nicolas Aufranc troque sa blouse d’ambulancier pour reprendre sa tronçonneuse. Une reconversion de fustier, ou spécialiste de la construction en rondins bruts

Nicolas Aufranc tronçonne, façonne et apprête les rondins avec de les assembler. (Photo : Nicolas Aufranc) Nicolas Aufranc tronçonne, façonne et apprête les rondins avec de les assembler. (Photo : Nicolas Aufranc)

Bûcherons forestier, ambulancier, et puis enfin… fustier, c’est-à-dire spécialiste des constructions en rondins de bois. Malgré ses 15 ans dans les services de secours, Nicolas Aufranc n’a jamais vraiment quitté le bois, son premier amour. A terme, il souhaiterait d’ailleurs faire de cette activité, surtout répandue dans les pays du nord, son métier à temps plein. Tronçonner, tailler et agencer des rondins  : un art qui s’acquiert sur le tas et qui n’est au bénéfice d’aucune formation spécifique en Suisse. Le travail de la fuste reste ainsi relativement méconnu  :

« Si on veut se former, il faut partir à l’étranger »

Pour l’instant, Nicolas Aufranc conserve un poste à 50% à Ambulance Région Bienne. Mais sa forte conviction dans l’activité de fustier lui donne de l’ambition. Il avance l’exemple de la construction d’une maison en rondins. Une technique encore sous-estimée selon lui  :

« Le bois est un matériau extrêmement performant »

Fustier reste un métier de niche. Mais il incarne déjà pour Nicolas Aufranc la possibilité de valoriser autrement le bois local, « une économie mise à mal par l’importation massive depuis l’étranger et les effets du réchauffement climatique ». /oza

Un exemple de construction en rondins, avec toit végétalisé. (Photo : Nicolas Aufranc). Un exemple de construction en rondins, avec toit végétalisé. (Photo : Nicolas Aufranc).


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