Bûcherons forestier, ambulancier, et puis enfin… fustier, c’est-à-dire spécialiste des constructions en rondins de bois. Malgré ses 15 ans dans les services de secours, Nicolas Aufranc n’a jamais vraiment quitté le bois, son premier amour. A terme, il souhaiterait d’ailleurs faire de cette activité, surtout répandue dans les pays du nord, son métier à temps plein. Tronçonner, tailler et agencer des rondins : un art qui s’acquiert sur le tas et qui n’est au bénéfice d’aucune formation spécifique en Suisse. Le travail de la fuste reste ainsi relativement méconnu :
« Si on veut se former, il faut partir à l’étranger »
Pour l’instant, Nicolas Aufranc conserve un poste à 50% à Ambulance Région Bienne. Mais sa forte conviction dans l’activité de fustier lui donne de l’ambition. Il avance l’exemple de la construction d’une maison en rondins. Une technique encore sous-estimée selon lui :
« Le bois est un matériau extrêmement performant »
Fustier reste un métier de niche. Mais il incarne déjà pour Nicolas Aufranc la possibilité de valoriser autrement le bois local, « une économie mise à mal par l’importation massive depuis l’étranger et les effets du réchauffement climatique ». /oza










