Le Sleep-in de Bienne a 40 ans

Ouvert en 1981, le Sleep-in de Bienne propose aux personnes dans le besoin un toit pour une ...
Le Sleep-in de Bienne a 40 ans

Ouvert en 1981, le Sleep-in de Bienne propose aux personnes dans le besoin un toit pour une durée limitée. Rencontre avec des membres de l'équipe

Vera Fabbri (à droite) et Valerie Ackle travaillent au Sleep-in depuis plus de 20 ans. Au total, une douzaine de personnes s'activent au sein de cette institution indépendante. Vera Fabbri (à droite) et Valerie Ackle travaillent au Sleep-in depuis plus de 20 ans. Au total, une douzaine de personnes s'activent au sein de cette institution indépendante.

Cela fait maintenant 40 ans que le Sleep-in de Bienne accueille chaque nuit des dizaines de sans-abris. La structure située non loin de la gare ouvre ses portes tous les soirs pour une somme symbolique. Elle se veut un refuge, une oasis pour celles et ceux qui n’ont pas de toit et qui traversent des moments difficiles. Un lit pour passer la nuit, un peu de chaleur, de l’eau pour se laver. Un morceau de pain, un café. Quelques mots échangés parfois. C’est pour couvrir ces besoins fondamentaux que le Sleep-in de Bienne a vu le jour en 1981, sous l'impulsion du Centre autonome de jeunesse. Vera Fabbri et Valerie Ackle y travaillent depuis de nombreuses années :

« Comme à la maison »

Alcoolisme, toxicomanie, pauvreté, migration, marginalisation, problèmes psychiques ou familiaux : les profils sont nombreux, les histoires de vie sont uniques : 

« Chaque nuit est spéciale »

On ne fait pas de différences au Sleep-in de Bienne. Tous les sans-abris sont les bienvenus. Trente lits sont à disposition de 20h à 10h30 le matin, mais quelques règles sont tout de même à respecter :

« La première règle, c’est le respect »

Le prix d’une nuité est de 6 francs. Les personnes peuvent être hébergées pour 3 mois au maximum, elles doivent ensuite trouver un autre refuge pour les 4 mois suivants afin d’assurer un tournus. Le Sleep-in de Bienne fonctionne donc depuis 40 ans. Evidemment, celles et ceux qui le font vivre rêveraient de pouvoir se passer d’une telle structure. Mais Valerie Ackle garde les pieds sur terre. La problématique des sans-abris restera encore longtemps insoluble selon elle :

« C’est dur, une vie dans la rue »

Pour présenter encore mieux ses activités, le Sleep-in invite toute la population à découvrir son quotidien le samedi 30 octobre de 14h à 18h à la rue des Prés 13 à Bienne. L'institution profite d’ailleurs de l’occasion pour remercier ses nombreux soutiens. La ville de Bienne, mais aussi chaque donateur qui permet d’héberger dans de bonnes conditions les sans-abris. /oza


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