Trente après la première édition, la session parlementaire des femmes fait son retour à Berne sous la Coupole. Elles sont 246 à siéger vendredi et samedi pour parler notamment d'égalité. Parmi les participantes, Christine Volet, de Diesse
C’est une première depuis 30 ans. La coupole fédérale accueille vendredi et samedi la session parlementaire des femmes. Elles sont 246 à siéger depuis 10h vendredi matin. Les 46 députés et sénatrices évidemment, mais aussi et surtout 200 femmes choisies ou élues, de nationalité suisse ou étrangère. Des paysannes, sages-femmes, restauratrices, activistes ou encore avocates, soit des représentantes de toute la société. Parmi elles, une habitante de Diesse : Christine Volet, officière à l’Armée du salut, pasteure engagée à plein-temps, et une habituée de la défense des femmes. Pour elle, participer à une telle session est une opportunité extraordinaire :
Travail préparatoire
Les parlementaires éphémères ont d'abord siégé dans huit commissions pour préparer des propositions concrètes. Ces dernières touchent à des domaines aussi divers que le travail payé ou non payé, les violences, la médecine, la numérisation, les droits populaires ou encore l'agriculture et la science. Les femmes veulent notamment introduire un congé parental, créer un fonds pour le financement des crèches ou encore renforcer leurs rentes, souvent inférieures à celles des hommes. Une meilleure reconnaissance et valorisation du travail de soin, régulièrement thématisées lors des grèves des femmes, est également revendiquée.
La protection contre les violences basées sur le genre devrait elle bénéficier d'un financement conséquent, soit 0,1% du PIB. Et la notion de consentement introduite dans le code pénal. Côté science, la commission compétente demande un programme de recherche de médecine axé sur le genre. La proportion de femmes dans les professions MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technique) devrait elle être augmentée à 50%.
Un enrichissement
La rencontre entre policitiennes aguerries et personnes moins coutumières de ce monde-là peut beaucoup apporter à la cause, estime Christine Volet. La participante parle d'un véritable enrichissement :
Au bout des deux jours de débats, les députées en herbe adopteront leurs revendications définitives. Elles seront présentées sous forme de pétitions au vrai parlement. Ces textes auront un poids, assure Isabelle Moret (PLR/VD) lors d'un entretien avec Keystone-ATS. Elle rappelle que les pétitions issues des sessions des jeunes sont toujours prises très au sérieux, et certaines transformées en interventions parlementaires ordinaires. « Il en sera de même pour les pétitions de la session des femmes. » /ATS-oza










