La langue pour favoriser l’intégration sociale

L’association Amitra œuvre depuis 2015 pour accompagner les requérants d’asile à Tramelan en ...
La langue pour favoriser l’intégration sociale

L’association Amitra œuvre depuis 2015 pour accompagner les requérants d’asile à Tramelan en proposant notamment des cours de français. Mais elle manque encore de forces bénévoles

Tant qu’ils n’ont pas reçu leur permis F, les requérants d’asile ne peuvent pas profiter de cours de français dans le cadre d’un programme officiel. C’est là qu’Amitra entre en jeu. (Photo : Amitra) Tant qu’ils n’ont pas reçu leur permis F, les requérants d’asile ne peuvent pas profiter de cours de français dans le cadre d’un programme officiel. C’est là qu’Amitra entre en jeu. (Photo : Amitra)

Le français comme facteur central d’intégration pour les requérants d’asile. Amitra a bien insisté sur cet aspect jeudi lors d’un point sur ses activités au CIP à Tramelan. L’association a été lancée en 2015, sous l’impulsion de la crise migratoire qui a vu un nombre important de demandeurs d’asile arriver sur le territoire communal.

Composée de bénévoles, Amitra intervient au centre d’accueil de Tramelan en proposant des activités pour faciliter l’intégration, telles que des cours de français. Dans ce domaine, l’organisation a confié manquer cruellement de personnes volontaires pour prêter main forte. D’autant plus que la langue est un élément essentiel pour l’intégration sociale, comme l’explique Bruce Rennes, un des membres du comité. « Le nouvel arrivant à besoin du français, que ce soit pour les démarches administratives ou pour acheter à manger ».

Bruces Rennes : « L’idéal pour ces personnes, c’est l’indépendance financière »

« J’ai confiance en moi »

Parmi les migrants qui ont reçu le soutien d’Amitra : Maruf, 35 ans. Il est arrivé d’Afghanistan à Tramelan il y a une année et s’exprime déjà correctement en français. « Au début, j’ai appris cette langue tout seul dans ma chambre en regardant des vidéos YouTube, confie-t-il. J’ai ensuite pris des cours au CIP à Tramelan. Aujourd’hui, je peux payer mes factures et fixer un rendez-vous chez le médecin ».

Maruf : « Je suis content ici »

Samedi sera un jour important pour Maruf, car il s’apprête à passer l’examen de français FIDE. « J’ai confiance en moi ». S’il le réussi, il pourra entreprendre des démarches de recherche d’emploi.

Tramelan compte actuellement parmi sa population une centaine de requérants d’asile, dont 50% d’enfants, selon Amitra. /ddc


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