Le dernier numéro de la revue culturelle Intervalles s’intéresse à l’histoire industrielle du village, au travers de portraits de ses entreprises actives dans le décolletage
L’histoire du décolletage, racontée par des portraits d’entreprises de Court. Le dernier numéro de la revue Intervalles s’intéresse au riche passé industriel de la localité. « Court n’est pas un village, c’est une gigantesque usine ! », écrit Jean-Luc Marchand qui signe cette édition. Ce Courtisan, et ancien industriel, rappelle que dans les années 1970, le village comptait 500 ouvriers-décolleteurs, soit pratiquement un tiers de sa population. Mais à l’origine, ces entreprises étaient de véritables start-up. C’est en tout cas le mot utilisé par Jean-Luc Marchand : « Elles ont eu fort à faire avec tous les obstacles qui ont barré leur chemin. Le premier a été la crise des années 1920 » :
Pendant ses recherches, Jean-Luc Marchand a recueilli les témoignages des descendants de ces « patrons fondateurs » comme il les appelle. Le Courtisan a aussi épluché les archives de la commune, de la bourgeoisie ou du canton : « J’ai dû chercher partout (…) parfois, pour écrire deux lignes, j’ai dû aller à Berne consulter des registres toute une journée ».
Jean-Luc Marchand : « À Court, la Bourgeoisie a loué ses locaux à une entreprise. C’est comme ça que ça a commencé ».
Le numéro 121 d’Intervalles peut être commandé sur le site internet de la revue. L’ouvrage fait honneur aux ouvriers, avec un portfolio du photographe Aldo Crea qui a fait des portraits de décolleteurs et décolleteuses au travail. /vja










