Une affaire de viol conjugal devant les juges

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland a entendu lundi à Moutier un homme de 42 ans poursuivi ...
Une affaire de viol conjugal devant les juges

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland a entendu lundi un homme de 42 ans poursuivi pour viols, contrainte sexuelle et menaces. Des faits prétendument commis à l'encontre de deux ex-compagnes

L'audition a eu lieu lundi dans les bureaux de l'administration cantonale à la rue Centrale à Moutier. L'audition a eu lieu lundi dans les bureaux de l'administration cantonale à la rue Centrale à Moutier.

Un homme de 42 ans comparaissait lundi devant les juges à Moutier. Il est accusé de viols, contrainte sexuelle ou encore menaces, des actes qu’il aurait commis à l’encontre de deux de ses ex-compagnes. Les versions présentées au tribunal ont été plus que divergentes, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce sont les deux victimes présumées qui ont ouvert le bal des auditions. La première, mère de l’enfant du prévenu, a parlé d’un conjoint très insistant, pour ne pas dire trop insistant sur le plan sexuel. Une situation qui a dégénéré malgré de multiples refus. La notion de viol conjugal a été évoquée. La jeune femme a concédé en avoir été la victime, peut-être même à plusieurs centaines de reprises durant leur relation de plus de 12 ans.

Mais c’est la seconde partie plaignante qui a lancé la présente procédure en portant plainte. Elle a été la compagne suivante du prévenu. Et elle aussi fait état d’une personne potentiellement violente, qui avait sur elle une forte emprise psychologique, même si « tout allait bien au début ». La victime a témoigné en sanglots. Elle a dit avoir peur de représailles. Le dossier contient d’ailleurs plusieurs messages de menaces.


« Je suis un hypersensible »

Le prévenu, lui, nie la quasi-totalité des faits qui lui sont reprochés. Il se pose même en victime : les deux plaignantes se connaissent, elles auraient conspiré contre lui. L’homme se décrit comme un hypersensible, certes à tendance bipolaire – il est d’ailleurs suivi psychologiquement. Mais pas de paranoïa selon lui. Il se sent trahi, regrettent que les gens mentent, même s’il a lui-même trompé chacune de ses compagnes, et notamment la première citée avec la seconde. Et surtout, il se défend d’être un violeur, « il faut être cinglé pour faire l’amour à quelqu’un avec de l’agressivité », a-t-il déclaré. L'homme a toutefois reconnu être allé trop loin dans les mots. « C’est ma façon de réagir, on apprend tous les jours. Je travaille sur moi-même et il ne s’est plus rien passé depuis une année et demie. »

Le procureur n’a pas goûté à cette version des faits. Il a requis lundi après-midi une peine de 42 mois de prison ferme, le tout assorti d’une peine pécuniaire avec sursis. Un réquisitoire qui a d’ailleurs provoqué la colère du prévenu qui a dû être évacué de la salle. Le jugement devrait être rendu le 25 janvier. /oza


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus